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Administration intranasale ou intramusculaire de naloxone pour contrer les effets de la surdose d'opioïdes en milieu préhospitalier : efficacité clinique et rentabilité comparatives, et lignes directrices

Dernière mise à jour : 16 mars 2017
Numéro de projet : RC0865-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique comparative du chlorhydrate de naloxone en vaporisateur nasal et de la naloxone administrée par la voie intramusculaire?
  2. Quelle est l’efficacité clinique comparative du chlorhydrate de naloxone en vaporisateur nasal et de la naloxone administrée par la voie intranasale à l’aide d’un nébuliseur?
  3. Quelle est l’efficacité clinique comparative de la naloxone administrée par la voie intranasale à l’aide d’un nébuliseur et de la naloxone administrée par la voie intramusculaire?
  4. Quel est le rapport cout/efficacité du chlorhydrate de naloxone en vaporisateur nasal, de la naloxone administrée par la voie intranasale à l’aide d’un nébuliseur et de la naloxone administrée par la voie intramusculaire?
  5. Que disent les lignes directrices fondées sur des preuves au sujet de l’utilisation de la naloxone dans le traitement de la surdose d’opioïdes dans le contexte préhospitalier?

Messages clés

Nous n’avons pas recensé d’études cliniques portant sur le vaporisateur nasal de chlorhydrate de naloxone (dispositif prérempli).La recherche documentaire a débouché sur le relevé de deux études comparant la naloxone intramusculaire et la naloxone administrée par la voie intranasale à l’aide d’un nébuliseur. Les deux essais cliniques comparatifs randomisés en mode ouvert constatent une plus grande proportion de réponses suffisantes et un délai moyen de réponse plus rapide avec la naloxone intramusculaire qu’avec la naloxone intranasale. Dans les deux études, la proportion de patients nécessitant une dose de naloxone de secours après la dose initiale est significativement moindre avec la naloxone intramusculaire qu’avec la naloxone intranasale administrée à l’aide d’un nébuliseur. Dans les deux études, l’incidence des évènements indésirables est du même ordre pour la voie intranasale (nébuliseur) et la voie intramusculaire. Les incidents indésirables courants sont l’agitation ou l’agressivité légère, la nausée ou le vomissement et la céphalée.Dans ses lignes directrices actualisées en 2015, l’American Heart Association recommande la naloxone intramusculaire ou intranasale comme traitement de premiers secours de la surdose d’opioïdes connue ou suspectée. L’Association recommande également d’éduquer les personnes à risque de surdose d’opioïdes et les personnes qui vivent avec elles ou les côtoient sur la façon de réagir à la surdose, comme seule mesure ou avec la distribution de naloxone et la formation sur son utilisation.