Begin main content

Augmentation de la dose des médicaments biologiques dans le traitement de la maladie inflammatoire chronique de l'intestin : efficacité clinique, rapport cout/efficacité et lignes directrices

Dernière mise à jour : 28 août 2018
Numéro de projet : RC1005-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de la dose élevée ou plus fréquente du médicament biologique dans le traitement de la maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) comparativement à la dose habituelle?
  2. Quelle est l’efficacité clinique de la dose élevée ou plus fréquente du médicament biologique dans le traitement de la MICI comparativement au passage à un autre médicament biologique?
  3. Quel est le rapport cout/efficacité de la dose élevée ou plus fréquente du médicament biologique dans le traitement de la MICI comparativement à la dose habituelle?
  4. Quel est le rapport cout/efficacité de la dose élevée ou plus fréquente du médicament biologique dans le traitement de la MICI comparativement au passage à un autre médicament biologique?
  5. Que disent les lignes directrices fondées sur des données probantes au sujet de la dose du médicament biologique plus élevée ou plus fréquente que la dose habituelle dans le traitement de la MICI?

Messages clés

Peu de données probantes permettent de comparer l’efficacité de différentes doses des médicaments biologiques suivants dans le traitement de la maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) : le vedolizumab, l’adalimumab et l’infliximab. Nous n’avons pas relevé d’études au sujet du golimumab ou de l’ustékinumab. La taille de l’échantillon des études primaires va de 33 à 778 personnes. L’adalimumab à une fréquence d’administration hebdomadaire ou bimensuelle produit la même réponse clinique et est associé à la même fréquence d’infections graves. La concentration minimale (creux) de l’adalimumab à une dose de 40 mg ou de 80 mg administrée toutes les deux semaines est comparable. Les échantillons des essais cliniques sur le vedolizumab ne sont pas assez nombreux pour comparer l’efficacité d’une dose élevée et celle de la dose usuelle. Pour ce qui est de l’infliximab, un essai clinique comparatif randomisé (ECR) ne constate pas de différence d’efficacité que l’intensification de la dose soit établie en fonction d’un algorithme multicritère ou en fonction des symptômes. Deux des trois études de cohorte rétrospectives offrent des données probantes divergentes quant à la nécessité d’une colectomie. Une étude indique qu’une stratégie d’induction accélérée par l’infliximab réduit la nécessité d’une colectomie, alors qu’une autre constate que des doses d’infliximab rapprochées après la perfusion usuelle initiale sont associées à un taux de colectomie élevé chez des patients en phase aigüe d’une colite ulcéreuse. Dans la troisième étude de cohorte rétrospective, celle de Nagata et coll., doubler la dose d’infliximab et raccourcir l’intervalle d’administration revient au même sur le plan de la réponse clinique à court ou à long terme que de passer à l’adalimumab. Les lignes directrices retenues indiquent que l’augmentation de la dose ou le passage à un autre biomédicament peut être approprié chez les patients qui manifestent une perte de réponse secondaire. Nous n’avons pas relevé d’études du rapport cout/efficacité de la dose plus élevée ou plus fréquente du médicament biologique comparativement à la dose habituelle ou du passage à un autre médicament biologique dans le traitement de la maladie inflammatoire chronique de l’intestin.