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Gestion optimale de la warfarine pour la prévention d’évènements thromboemboliques chez le patient atteint de fibrillation auriculaire

Dernière mise à jour : 15 août 2011
Numéro de projet : OP0508
Gamme de produits : Utilisation optimale
Type de résultat : Rapports

La warfarine a été l’élément principal de l’anticoagulothérapie depuis plus de 60 ans. L’efficacité de la warfarine au niveau de la prévention d’AVC chez le patient atteint de fibrillation auriculaire est bien établie. Au Canada, on estime qu’entre 200 000 et 250 000 personnes font face à ce trouble.

Justification des recommandations

La gestion du traitement par la warfarine n’est pas une mince affaire en raison des nombreuses interactions alimentaires et médicamenteuses potentielles. La dose de la warfarine est adaptée à chaque cas, et cette adaptation posologique ne peut se faire instantanément : le patient doit subir une analyse sanguine à intervalles réguliers afin de surveiller le rapport international normalisé (RIN). L’efficacité et l’innocuité de la warfarine supposent le maintien du RIN dans l’écart thérapeutique – une dose de warfarine trop faible (RIN bas), le patient se trouve à risque de subir un accident vasculaire cérébral ou une complication due à un caillot sanguin, tandis qu’une dose de warfarine trop élevée (RIN haut) et le patient est à risque d’hémorragie.

Les modes de gestion du traitement par la warfarine sont nombreux. Beaucoup de médecins de famille surveillent le traitement et adaptent la dose de warfarine eux-mêmes, alors que d’autres ont la possibilité de diriger leurs patients vers une clinique d’anticoagulation où une équipe de professionnels de la santé gèrera le traitement par la warfarine. Dans d’autres cas encore, le patient surveille lui-même le RIN et gère lui-même également son traitement par la warfarine à domicile. Étant donné que le choix des options varie selon le lieu et les ressources, nous avons estimé nécessaire de savoir quel était le meilleur mode de gestion de ce traitement. Le projet de recherche est donc centré sur les trois questions que voici :

Question 1 : Quelle est la place des services d’anticoagulation spécialisés ou d’autres options de prise en charge du traitement anticoagulant dans la gestion optimale du traitement par la warfarine ?

Question 2 : Quelle est la place de l’autosurveillance et de l’autogestion du traitement par le patient lui-même dans la gestion optimale du traitement par la warfarine ?

Question 3 : Quels modes de gestion du traitement anticoagulant peuvent être recommandés en région éloignée ?

Le Comité d’experts en examen a formulé des recommandations à ce propos.

Messages clés

L’étude du sujet par l’ACMTS se conclut par les messages clés que voici :

  • La warfarine est prescrite depuis plus de 60 ans et elle s’avère sûre et efficace dans la prévention de l’accident vasculaire cérébral et d’autres complications chez le patient atteint de fibrillation auriculaire, mais on peut encore améliorer la gestion de cette thérapie.
  • La gestion du traitement par la warfarine (analyse sanguine et interprétation du résultat sur le RIN, adaptation posologique, surveillance de l’apparition de complications) doit reposer sur un plan structuré, que ce soit dans une clinique de services d’anticoagulation spécialisés, dans une clinique de médecine familiale, au cabinet d’un médecin spécialiste ou dans un autre milieu de soins.
  • Le mode de gestion structuré du traitement par la warfarine doit prévoir l’éducation et le suivi continu du patient et le recours aux outils d’établissement et d’adaptation de la dose, et faire intervenir les dispensateurs de soins et des professionnels de la santé, et ce, sans égard au milieu de soins.
  • Bien que l’option de l’autosurveillance et de l’autogestion du traitement par la warfarine puisse être appropriée dans certains cas, elle n’est pas recommandée dans la plupart des cas.

L’ACMTS propose également des outils d’échange des connaissances afin d’appuyer la mise en application de ces recommandations et d’aider les professionnels de la santé, les décideurs et les consommateurs à prendre des décisions éclairées.

La rétroaction des intervenants a été prise en compte à des étapes spécifiques de ce projet.

Outils

L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) a mis au point les outils suivants dans le but de favoriser la mise en pratique réelle de ses recommandations.

L’ACMTS peut les adapter selon les besoins particuliers des intervenants et ainsi en rehausser l’utilité pour divers groupes. Communiquez avec nous si vous souhaitez notre aide dans l’adaptation des outils en fonction de vos besoins précis en tant que professionnel de la santé, responsable de politiques ou consommateur.

Bulletin sur la gestion optimale du traitement par la warfarine

Rapports

Notre projet sur la gestion optimale de la warfarine dans la prévention d’événements thromboemboliques chez le patient atteint de fibrillation auriculaire a mené aux rapports suivants :

Rapport sommaire

Rapports définitifs