Inventaire canadien d’imagerie médicale 2017


(mars 25, 2021)

Résumé analytique

En 2015, l’ACMTS s’est engagée à réaliser une enquête biennale auprès des fournisseurs de services d’imagerie médicale au Canada, donnant suite à la cueillette des données réalisée par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICI) qui a eu cours jusqu’en 2012. Ce rapport présente une synthèse des résultats de la seconde édition de l’Inventaire canadien d’imagerie médicale.

Méthodes

Nous avons recueilli des données concernant six modalités d’imagerie à l’aide d’une enquête en ligne que nous avons complétée à l’aide de renseignements transmis par des fournisseurs de matériel d’imagerie médicale, de valideurs de données, d’une équipe d’évaluation du rapport et d’une recherche documentaire. Les modalités qui ont fait l’objet de la cueillette de données sont les suivantes :

  • tomodensitométrie (TDM)
  • imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • tomographie par émission monophotonique (TEMP)
  • tomographie par émission de positons — tomodensitométrie (TEP-TDM)
  • tomographie par émission de positons — imagerie par résonance magnétique (TEP-IRM)
  • tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie (TEMP-TDM).

L’enquête a débuté le 18 avril 2017 et la cueillette des données a officiellement cessé le 9 juin 2017. Les données précédemment recueillies ont été intégrées à une base de données possédant une interface web et les répondants étaient invités à ajuster les données correspondant à leur établissement — ou, en l’absence de données préexistantes, à répondre à l’enquête. Les données de haut niveau ont été examinées par des valideurs préidentifiés dans les régions et provinces; ces derniers ont corrigé les données en plus de fournir des données supplémentaires qui ont été intégrées à la base de données. Les intervenants identifiés et les répondants à l’enquête se sont vus offrir la possibilité de réviser le rapport pendant le processus de rétroaction des partenaires.

Résultats

Nous avons reçu des réponses à l’enquête provenant de 147 établissements, et à 223 autres occurrences des répondants ont accédé à l’enquête et ont modifié des renseignements sans transmettre en fin de compte leurs réponses. Un minimum d’information (modalités et nombre d’unités) était accessible pour un total de 505 établissements. La majorité des établissements étaient soutenus par l’état. Soixante-neuf pour cent étaient situés en zone urbaine, 29 % en zone rurale et 2 % en région éloignée.

Tomodensitométrie

  • Nous avons trouvé un total de 561 unités de TDM au Canada, contre 419 unités en 2007. Toutes les provinces et tous les territoires possédaient au moins une unité. L’Ontario et le Québec sont les provinces possédant le nombre le plus élevé d’unités, elles sont suivies par la Colombie-Britannique et l’Alberta. Les trois territoires du Nord possèdent respectivement une unité.
  • Selon l’examen des données recueillies réalisé par les valideurs, nous avons estimé qu’un total de 5,61 millions d’examens de TDM avaient été réalisés au cours du dernier exercice financier au Canada, contre 3,38 millions en 2007. Cela représente 153 examens par 1 000 habitants, contre 103,3 en 2007.
  • Les unités de TDM fonctionnent pendant une durée moyenne de 76,5 heures par semaine, et de 12,1 heures par jour. La plupart sont aussi utilisées les fins de semaine. La TDM est utilisée dans différents domaines; environ le quart de son temps d’utilisation est alloué aux domaines de l’oncologie, puis de la neurologie, de la santé respiratoire et des interventions hépatobiliaires.
  • Lorsque le nombre d’unités de TDM par habitant au Canada est comparé avec les autres pays associés à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui possèdent des unités de TDM, le Canada figure dans la zone inférieure en ce qui concerne le nombre d’unités. En ce qui concerne le nombre d’examens par habitant, le Canada se situe dans la médiane.
  • La moitié des unités déclarées lors de l’enquête possèdent 64 projections (images) ou coupes transversales, et environ un huitième ont 128 coupes. Le trois quarts des unités intègrent des techniques de reconstruction d’image pour réduire la dose, 81 % sont équipées de contrôles de gestion de la dose et 92 % enregistrent la dose reçue par examen.
  • Un tiers des unités de TDM avaient cinq ans ou moins, 40 % avaient 6 à 10 ans, et 23 % avaient 11 à 15 ans. Aucune unité n’était plus vieille que 20 ans.

Imagerie par résonance magnétique

  • Nous avons relevé un total de 366 unités d’IRM au Canada, contre 222 unités en 2007. Toutes les provinces et un territoire possédaient au moins une unité. L’Ontario et le Québec ont déclaré le plus grand nombre d’unités, ces provinces sont suivies par la Colombie-Britannique et l’Alberta. Le Yukon possédait une seule unité.
  • Selon l’examen des données recueillies réalisé par les valideurs, nous estimons qu’un total de 1,86 million d’examens par IRM ont été réalisés au cours du dernier exercice financier au Canada, contre environ un million en 2007. Cela représente 51 examens par 1 000 habitants, contre 31,2 en 2007.
  • Les unités d’IRM fonctionnent en moyenne 78,7 heures par semaine et 13,1 heures par jour. La plupart des unités sont aussi utilisées les fins de semaine. L’IRM est utilisée dans plusieurs domaines, et environ le quart de son temps d’utilisation est alloué aux examens musculosquelettiques, suivis par les examens neurologiques, les examens oncologiques et les examens hépatobiliaires.
  • Lorsque le nombre d’unités d’IRM par habitant au Canada est comparé avec les autres pays associés à l’OCDE qui possèdent des unités d’IRM, le Canada figure dans la zone inférieure de l’échelle concernant le nombre d’unités. En ce qui concerne le nombre d’examens par habitant, le Canada figure environ au centre de l’échelle. Cette position s’inscrit en continuité avec les positions qu’il occupait en 2015.
  • La majorité (83 %) des appareils d’IRM ont une intensité de champ de 1,5 Tesla.
  • Trente-six pour cent des unités d’IRM avaient cinq ans ou moins, 33 % avaient de 6 à 10 ans, et 26 % avaient de 11 à 15 ans. Aucune des unités n’avait plus de 20 ans.

Tomographie par émission de positons — tomodensitométrie ou tomographie par émission de positons

  • Nous avons relevé un total de 51 unités de TEP-TDM au Canada, contre 21 unités en 2007. Toutes étaient des unités TEP-TDM, ce qui indique que la TEP a été remplacée en tant que modalité utilisée seule. Neuf provinces possédaient au moins une unité, contre huit en 2007; les provinces de l’Ontario et du Québec présentant le plus grand nombre. La province de Terre-Neuve-et-Labrador a installé une unité entre 2015 et 2017.
  • Selon l’examen des données recueillies réalisé par les valideurs, nous estimons qu’un total de 90,53 examens de TEP-TDM ont été réalisés au cours du dernier exercice financier au Canada. Les données d’examens pour 2007 n’étaient pas disponibles.
  • Les unités de TEP-TDM fonctionnent en moyenne 40,4 heures par semaine et 8,6 heures par jour. La modalité TEP-TDM est surtout utilisée en oncologie (80 %), suivie par les utilisations aux fins cardiaques et neurologiques.
  • Deux tiers des unités possèdent seize coupes. La majorité des unités (90 %) étaient munies de contrôles de la gestion des doses et 77 % enregistraient la dose de radiation reçue par le patient, par examen.
  • Trente-deux pour cent des unités de TEP-TDM ont cinq ans ou moins, 53 % ont 6 à 10 ans, et 16 % ont entre 11 et 15 ans.
  • Un quart des établissements avaient accès à un cyclotron pour produire des radioisotopes. Deux tiers des établissements n’ayant pas accès à un cyclotron obtenaient des radioisotopes par l’entremise de sources commerciales.

Tomographie par émission de positons — imagerie par résonance magnétique

  • La modalité hybride TEP — IRM est la plus récente des modalités d’imagerie médicale. Nous avons relevé trois unités qui sont utilisées à des fins de recherche clinique en Ontario.
  • Puisque la TEP-IRM n’est pas encore entrée dans l’usage clinique, nous ne possédons aucune donnée liée au nombre d’examens et à l’utilisation des appareils.

Tomographie par émission monophotonique

  • Nous avons relevé un total de 330 unités de TEMP au Canada, contre 603 en 2007, ce chiffre est toutefois approximatif puisque l’Ontario a déclaré un nombre combiné d’unités de TEMP et de TEMP-TDM. Neuf provinces possèdent au moins une unité. Les provinces de l’Ontario et du Québec possèdent le plus grand nombre d’unités, suivies par l’Alberta et la Colombie-Britannique.
  • Les données individuelles pour les examens de TEMP n’ont pas été transmises pour toutes les provinces, donc, le nombre combiné d’examens est déclaré dans la section traitant des TEMP-TDM. Les données concernant les examens déclarés en 2007 n’étaient pas disponibles.
  • Les unités de TEMP fonctionnent en moyenne 43,5 heures par semaine et neuf heures par jour. Une minorité est utilisée la fin de semaine. La TEMP est principalement utilisée à des fins d’examens cardiaques (40 %), suivent les fins d’examens oncologiques et musculosquelettiques.
  • Le trois quarts des unités possèdent des détecteurs à double tête, et un quart des unités est réservé aux fins cardiaques.
  • Dans l’ensemble, le Canada possède certaines des plus vieilles unités de TEMP. Treize pour cent de ces unités ont moins de cinq ans, 29 % ont entre 6 et 10 ans, 36 % ont entre 11 et 15 ans, et 21 % ont plus de 15 ans.

Tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie

  • Nous avons relevé un total de 261 unités de TEMP-TDM au Canada, contre cinq unités en 2007, ce chiffre est toutefois approximatif puisque l’Ontario a déclaré un nombre combiné d’unités de TEMP et de TEMP-TDM. L’ensemble des 10 provinces possèdent au moins une unité. Les provinces de l’Ontario et du Québec possèdent le plus grand nombre d’unités, suivies par la Colombie-Britannique et l’Alberta.
  • Selon l’examen des données recueillies réalisé par les valideurs, avec un petit nombre d’examens imputés, un total de 1,35 million d’examens de TEMP ou d’examens de TEMP-TDM ont été réalisés au Canada.
  • Les unités de TEMP — TDM fonctionnent en moyenne 45,2 heures par semaine et neuf heures par jour. Une minorité des unités sont utilisées les fins de semaine. La modalité TEMP-TDM est principalement utilisée aux fins d’examens cardiaques (36 %), suivent les fins d’examens oncologiques et musculosquelettiques.
  • Presque toutes les unités possèdent des détecteurs à double tête. Un tiers des unités ont quatre coupes, et 20 % des unités ont une et 16 coupes.
  • Le deux tiers des unités intègrent des contrôles de gestion de la dose et 61 % enregistrent la dose de radiation reçue par le patient à chaque examen. Plus de la moitié des unités comportent des techniques de reconstruction d’images visant la réduction de la dose.
  • Quarante pour cent des unités de TEMP-TDM ont moins de cinq ans, la moitié (48 %) ont entre 6 et 10 ans et 12 % ont entre 11 et 15 ans.

Systèmes d’archivage et de transmission d’images

  • Un tiers (28 %) des établissements ont eu accès à un système d’archivage et de transmission d’images (PACS); 39 % ont eu accès à un réseau régional et un tiers (33 %) ont eu accès à un réseau provincial.
  • La plupart des établissements fournissent l’accès au système d’archivage PACS en dehors de leur service d’imagerie, et deux tiers donnent accès à d’autres établissements au sein du réseau de santé provincial.
  • La plupart des établissements possédant des unités de TDM, IRM, TEMP, TEP-TDM, ou de TEMP — TDM archivaient et consultaient les images issues de ces modalités sur des PACS. Une minorité des établissements ne possédant pas ces modalités d’imagerie avaient aussi accès aux images archivées. Nous n’avons pas d’information concernant les unités de TEP-IRM.

Limites

  • Pour des raisons pratiques, cette édition de l’enquête s’est restreinte à six modalités d’imagerie et ne comprend pas de renseignement sur d’autres modalités d’imagerie couramment utilisées et répandues (radiographies et échographie).
  • Comme nous ne possédons pas de liste complète des établissements utilisant de l’équipement d’imagerie médicale, et puisque la participation à l’enquête n’était pas obligatoire, nous ne pouvons assurer que tous les établissements possédant des modalités d’imagerie ont été contactés ou qu’ils ont répondu à l’enquête. 
  • L’imputation de données a été utilisée de façon limitée pour reporter les données des années antérieures. Nous avons eu accès aux données concernant les heures et les types d’utilisation seulement pour un nombre restreint d’établissements.

Abréviations

ACMTS Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé
ICIM Inventaire canadien d’imagerie médicale
ICIS Institut canadien d’information sur la santé
IRM Imagerie par résonance magnétique
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
PACS système d’archivage et de transmission d’images
TDM tomodensitométrie
TEMP tomographie par émission monophotonique
TEMP-TDM tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie
TEP tomographie par émission de positons
TEP-IRM tomographie par émission de positons — imagerie par résonance magnétique
TEP-TDM tomographie par émission de positons — tomodensitométrie

Introduction

Au Canada, l’imagerie médicale est un service essentiel au sein de notre système de santé. Ce service fournit les assises des diagnostics, permet de gérer et de surveiller différentes maladies et pathologies. La tomodensitométrie (TDM), l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et l’imagerie de médecine nucléaire, comme la tomographie par émission monophotonique (TEMP) et la tomographie par émission de positons (TEP) sont chose courante dans les services d’imagerie médicale et d’imagerie de médecine nucléaire au Canada. Au cours des dernières années, des technologies hybrides, comme la tomographie par émission monophotonique – tomodensitométrie (TEMP-TDM), la tomographie par émission de positons-tomodensitométrie (TEP-TDM), la tomographie par émission de positons – imagerie par résonance magnétique (TEP-IRM) sont venues élargir la gamme d’imagerie médicale. Certaines autres innovations récentes utilisent des techniques qui fournissent une qualité d’image améliorée, de plus faibles doses de radiation et des examens plus rapides1,2.

À mesure que les modalités d’imagerie médicale évoluent, les décideurs et les cliniciens se voient obligés de faire des choix complexes quant aux technologies à acquérir et à utiliser. Chacune des modalités présente des caractéristiques uniques, ainsi que certains avantages et désavantages. Cependant, les décisions concernant l’implantation et la mise en œuvre de ces technologies s’inscrivent dans un contexte où le budget de soins de santé et la disponibilité des experts cliniques et techniques sont limités. De surcroit, le besoin d’études sur l’usage approprié des modalités d’imagerie a été mis en évidence par Choisir avec soin Canada3,4 et Imagerie Sécuritaire Canada5. Du point de vue des patients, la surutilisation est associée à une exposition inutile aux radiations, à des désagréments liés au transport et à la planification de rendez-vous, au temps d’attente croissant pour les interventions nécessaires, ainsi qu’à des risques d’examens plus poussés et de traitements suscités par de faux positifs ou découvertes fortuites6. Du point de vue du système de soins de santé, la surutilisation est associée à une augmentation des temps d’attente pour les interventions nécessaires et à une augmentation des couts7.

Compte tenu de ces considérations, il est essentiel de diffuser des informations récentes concernant l’état des appareils d’imagerie médicale au Canada. En 2001, l’ACMTS (alors nommée l’Office canadien de coordination de l’évaluation des technologies de la santé [OCCETS]) a réalisé son premier inventaire des appareils d’imagerie diagnostique au Canada. De 2003 à 2012, l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a fait une cueillette continue des données d’inventaire et d’utilisation des appareils d’imagerie diagnostique8-10. En 2015, l’ACMTS reprend son travail afin de répondre à des besoins actuels et produit son premier rapport en 201611. Cette version mise à jour résume les conclusions de la version 2017 de l’inventaire.

Pour cette édition de l’enquête, nous avons recueilli des données concernant six modalités d’imagerie : TDM, IRM, TEMP, TEP-TDM (qui a presque complètement supplanté la TEP), TEP-IRM et TEMP-TDM. (L’annexe A décrit les modalités et leur utilisation.) Ces six modalités ont été retenues comme prioritaires par rapport aux nombreuses modalités qui ont fait partie des versions précédentes de cette étude (angiographie, cathétérisme cardiaque, ostéodensitométrie et lithotripsie)8-10 et elles ont été priorisées face aux modalités les plus répandues que sont la radiographie et l’échographie. Nous avons limité l’étendue de cette étude en tenant compte de la faisabilité et en étant guidés par l’intérêt manifeste de nos partenaires envers ces six modalités; cependant, la portée sera réévaluée et étendue dans les éditions ultérieures, si cela s’avère réalisable. Nous avons aussi recueilli des données sur les besoins en infrastructures associés à des préoccupations actuelles : l’utilisation et l’accessibilité d’un système d’archivage et de transmission d’images (PACS) pour chacune des six modalités, ainsi que l’accès aux sources d’isotopes pour la TEP et ses modalités hybrides.

Objectifs

Le but ultime de cet inventaire pancanadien est de documenter les pratiques actuelles et les pratiques en émergence relatives à l’approvisionnement, à la distribution, au fonctionnement technique et à l’utilisation clinique des modalités d’imagerie médicale sélectionnées dans les établissements de santé publics et privés au Canada. Voici les objectifs spécifiques globaux de ce projet :

  1. Déterminer le nombre d’appareils (dispositifs d’imagerie médicale) par modalité d’imagerie médicale sélectionnée au Canada.  
  2. Fournir des données précises et récentes sur l’approvisionnement, la distribution et l’utilisation des appareils d’imagerie médicale sélectionnés au Canada.  
  3. Améliorer nos connaissances actuelles des caractéristiques opérationnelles de l’équipement d’imagerie médicale au Canada.  
  4. Surveiller les tendances et les innovations en matière d’utilisation de l’équipement d’imagerie médicale au Canada.  
  5. Éclairer la planification stratégique en matière d’imagerie médicale à l’échelle nationale, provinciale et territoriale.

Méthodologie

Identification des répondants et cueillette de données

Sources de données

Les données ont été essentiellement recueillies par une enquête en ligne sur le site web de l’ACMTS (la version française du sondage est présentée en annexe B). Une version anglaise et une version française étaient disponibles. L’enquête 2017 était inspirée de l’édition 2015 de l’enquête et comportait les modifications suivantes : 

  • Questions retirées
    • La répartition de l’utilisation à des fins diagnostiques, d’intervention et d’autres fins. Les réponses à cette question reçues en 2015 indiquaient presque exclusivement un usage diagnostique.
  • Questions ajoutées
    • La répartition de l’utilisation en fonction des systèmes corporels les plus pertinents pour la TDM, l’IRM, la TEP-TDM, et la TEMP-TDM, selon les recherches documentaires et la rétroaction des experts.
    • Vérification de l’inclusion d’un écran aux systèmes de commande pour effectuer adéquatement la commande.

Les répondants à l’enquête ayant participé aux éditions précédentes de l’inventaire se voyaient présenter les formulaires préremplis pour qu’ils effectuent une mise à jour et qu’ils complètent l’information. Les répondants de nouveaux établissements participants se voyaient présenter des formulaires vides à remplir. Les données des formulaires préremplis provenaient des sources suivantes :

  • Les données concernant les établissements de l’Inventaire canadien d’imagerie médicale (ICIM) 2015. Ces données comprenaient les réponses des établissements à l’enquête et elles étaient complétées par les données des valideurs, ainsi qu’une recherche complémentaire dans la littérature grise réalisée pour le rapport de 2015.
  • Les données (techniques) concernant les appareils de l’ICIM 2015, pour les appareils installés entre 2012 et 2015.
  • Les données concernant les appareils installés avant 2012 de l’ensemble de données de l’ICIS (les données concernant les établissements n’ont pas été reportées).
  • Les données concernant la disponibilité des appareils transmises par les trois principaux fournisseurs de matériel d’imagerie diagnostique (Toshiba, Siemens, GE Healthcare).

L’ensemble final de données de l’ICIM 2015 a été restructuré et fusionné avec les nouvelles données. Les différences surgissant dans le nom des établissements, dans les spécifications techniques des appareils et les dates d’installation ont été rapprochées manuellement en utilisant les différentes sources. Le nom des établissements et la première année de mise en fonction d’un appareil d’imagerie étaient tout particulièrement incohérents d’une source à l’autre. Si la source de données proposait une année d’installation, mais indiquait que l’année de l’installation n’était pas la première année de mise en fonction, alors nous présumionst que la première année de mise en fonction était celle qui suivait l’installation.

Les données concernant les établissements étaient composées de la disponibilité des appareils et des décomptes par modalité des éléments suivants : moyenne d’heure d’utilisation par jour et par semaine, utilisation pendant 24 heures et la fin de semaine, nombre total d’examens au cours du dernier exercice financier pour tous les appareils (certains établissements avaient seulement accès à la dernière année civile et ont déclaré ces données), et répartition du type d’utilisation en catégories. Les données concernant les établissements comportaient aussi le type d’établissement, l’utilisation des PACS et la source des isotopes (pour les modalités de TEP ou de TEP hybrides). Les informations concernant les appareils étaient composées du nom du fabricant, du modèle, de l’année d’installation et des caractéristiques techniques spécifiques à la modalité, comme le nombre de détecteurs/coupes et la présence de systèmes de contrôle de gestion de la dose pour la TDM, ainsi que l’intensité du champ magnétique pour l’IRM.

On a demandé aux répondants à l’enquête 2017 de mettre à jour les données disponibles pour refléter l’état de la situation au moment de l’enquête. Plus précisément, les répondants à l’enquête étaient invités à indiquer les appareils qui avaient été mis hors service, sans égard à l’année, et à fournir l’année de la mise hors service. Lorsque les répondants à l’enquête n’effectuaient pas de mise à jour des données, nous assumions qu’il n’y avait aucun changement aux données recueillies par l’enquête de 2015, et nous avons explicitement mentionné ce postulat lors de la diffusion de l’enquête.

Les données des valideurs pour le nombre d’appareils et le nombre d’examens dans le dernier exercice financier étaient utilisées de préférence aux données de l’enquête pour calculer le nombre d’appareils et le nombre d’appareils par habitant, le nombre d’examens et le nombre d’examens par habitant. Si les données des valideurs étaient incomplètes, les données de l’enquête étaient utilisées. Pour 2017, les données d’examens validées étaient accessibles pour presque toutes les provinces et tous les territoires, et l’imputation des données a été utilisée seulement pour une minorité de provinces et territoires pour les modalités de TEMP et de TEMP-TDM, comparativement à 2015, alors que l’ensemble du nombre d’examens pour toutes les modalités était évalué en utilisant des données imputées. Le nombre d’appareils par établissement fourni par les valideurs a été utilisé pour déterminer les appareils excédentaires dans la base de données (doublons ou appareils mis hors service qui n’ont pas été indiqués comme tels, selon l’hypothèse que le plus vieil appareil ou les plus vieux appareils étaient ceux mis hors service).

Identification des répondants potentiels

La plupart des répondants ont été pré-identifiés par l’entremise d’une base de données des répondants de la précédente enquête. Les coordonnées de ces répondants ont été mises à jour pour prendre en compte les modifications attribuables aux changements de personnel, aux retraites et à des restructurations. Les répondants potentiels étaient des individus travaillant dans des établissements de soins privés ou publics qui utilisaient des appareils d’imagerie médicale. Les postes qu’ils occupaient comprenaient des fonctions de direction (président d’un établissement privé, administrateur d’hôpital, par exemple) et des fonctions de gestion (technologue en chef, gestionnaire ou directeur de l’imagerie médicale, coordonnateur d’établissement). Certains répondants ont été repérés par l’entremise des agents de liaison de l’ACMTS, d’intervenants externes et par la référence de participants.

Parmi les méthodes passives de recrutement utilisées, mentionnons la promotion de la mise à jour de l’enquête sur le site web de l’ACMTS et dans les médias sociaux, comme Twitter et LinkedIn. Nous ne savons pas si certains participants ont effectivement été recrutés par ces canaux.

Pour accéder à l’enquête, tous les participants devaient se créer un profil sur le site web de l’ACMTS, cela nous permettait de nous assurer que leur réponse était liée à une inscription unique. Les participants ont été associés aux établissements qui avaient déjà un dossier, ou, en l’absence de dossier déjà actif, ils étaient invités à en créer un.

Durée de l’enquête

L’enquête a débuté le 18 avril 2017 et la cueillette des données a cessé le 9 juin 2017.

Validation

À la clôture de la période d’enquête, le 9 juin 2017, nous avons envoyé des statistiques sommaires concernant le nombre d’appareils par modalité à chacune des provinces et à chacun des territoires, à l’attention de responsables de la validation préalablement identifiés. Selon la province ou le territoire, chaque valideur a révisé les données pour toute une province, ou pour une ou plusieurs régions sanitaires d’une province donnée. Les valideurs ont évalué l’exactitude des sommaires et ont apporté des corrections ainsi que des renseignements concernant les non-répondants (nombre d’appareils ou d’examens, soit pour un établissement, une province ou un territoire). Les valideurs étaient aussi invités à encourager les établissements de leur région n’ayant pas répondu à l’enquête à le faire avant la date limite prolongée (11 septembre 2017).

Les valideurs ont aussi fourni le nombre d’appareils pour leur province, territoire ou région, et les données d’examen pour un sous-ensemble de régions.

Les intervenants identifiés et les répondants à l’enquête se sont vus offrir la possibilité de réviser un rapport préliminaire pendant un processus de rétroaction des partenaires à l’enquête. Le rapport a subi deux séries d’examens internes et une évaluation par les pairs avant sa publication.

Analyse des données

Les sources de données supplémentaires sont présentées au tableau 1 et l’utilisation des ensembles de données dans l’analyse est présentée dans le tableau 2.

Tableau 1 : Sources de données supplémentaires
Source de données Utilisation des données
Données de l’industrie Liste des appareils installés et des mises à jour provenant de General Electric, Siemens et Toshiba
Données sur la population canadienne Données sur la population canadienne et les provinces provenant de Statistiques Canada
Données internationales comparatives   Données internationales comparatives pour le nombre d’appareils de tomodensitométrie et d’imagerie par résonance magnétique et le nombre d’examens de tomodensitométrie et d’imagerie par résonance magnétique recueillies sur le site web de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques
Tableau 2: Utilisation des ensembles de données dans les analyses
                                                                                                                       Sources de données
Sommaire des données Enquête ICIM 
2017
Enquête 
ICIM
2015a,b
Donnéesc
ICIS 
2012
Données de validation Données de l’industrie Statistiques Canada Donnéesd
internationales
Sommaire des caractéristiques des établissements          
Sommaire de la disponibilité des modalités, nombre d’appareils      
Sommaire des installations envisagées et des mises hors service envisagées            
Sommaire des appareils dans les établissements qui ont répondu à l’enquête de 2015, mais qui n’ont pas participé à l’enquête de l’ICIM 2017a et pour lesquels nous n’avons pas de données validées            
Carte des établissements où des appareils sont présents      
Sommaire des examens réalisés au cours d’un exercice financier        
Sommaire du nombre moyen d’heures de fonctionnement par semaine, du nombre d’heures d’utilisation par jour de Fonctionnement et sommaire des proportions des types d’utilisation          
Sommaire de la répartition des appareils par établissement et par population    
Comparaisons de l’inventaire avec les appareils de TDM et d’IRM disponibles dans le monde    
Âge des appareils en fonction et de ceux miss hors service      
Caractéristiques techniques des appareils en fonction      

ICIM = Inventaire canadien d’imagerie médicale; TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique.
a Les établissements qui ont répondu à l’enquête de 2015, mais pas à celle de 2017, selon l’absence de formulaire rempli soumis pour l’enquête de 2017, ou selon une correspondance n’indiquant aucun changement ni description de changements
b Ces données comprennent les réponses à l’enquête par les établissements, complétées par les données des valideurs et une recherche documentaire supplémentaire dans la littérature grise réalisée pour le rapport de 2015.
c Issues de l’ensemble de données fourni originalement à l’ACMTS par l’Institut canadien de l’information en santé, on y retrouve des données recueillies entre 2003 et 2012, comme décrit dans le rapport ICIM 201511.
d Données internationales de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)12-15.

Sommaires des données

Nous présentons les données en utilisant des sommaires descriptifs et des tableaux des résultats par établissement et par province. Nous utilisons des chiffres pour des données discrètes telles que le nombre d’établissements possédant une modalité donnée ou le nombre d’appareils par établissement. Nous utilisons des statistiques sommaires comme la moyenne, la plage comprise entre la valeur minimale et la valeur maximale ou des catégories attribuées (nombre d’heures d’utilisation par jour de moins de huit heures, de 8 heures à moins de 12 heures, de 12 heures à moins de 18 heures, et de 18 heures et plus) pour traiter les données continues. Lorsque nous avons demandé aux répondants de choisir entre deux ou plusieurs réponses (par exemple oui/non), nous avons rapporté les chiffres ou les pourcentages du nombre d’occurrences de ceux qui ont choisi chacune de ces réponses. Des diagrammes à bandes superposées ont été utilisés pour présenter le nombre d’appareils, le nombre d’heures et le pourcentage d’utilisation par catégorie. La répartition géographique des modalités a été présentée en utilisant des données géocodées indiquées sur une carte.

L’enquête incluait aussi des champs de texte permettant aux répondants de fournir des renseignements complémentaires.

Nous avons extrait de ces renseignements complémentaires les informations concernant les activités de mise hors service des appareils et le partage des appareils mobiles.

Données manquantes et imputation

Gestion des données des établissements n’ayant pas mis à jour les informations en 2017

Lorsqu’un établissement n’avait pas mis à jour ses informations pour l’enquête de 2017, nous avons présumé que les données n’étaient pas différentes de celles de 2015. Nous avons reporté les données des enquêtes précédentes en respectant les règles suivantes :

  • Les données sur les caractéristiques de l’établissement; l’utilisation des PACS; la disponibilité, le nombre, l’âge et les informations techniques des appareils et des modalités ainsi que l’utilisation qui ont été recueillies lors de l’enquête ICIM 2015 ont été reportées sans modification.
  • Les données sur les caractéristiques techniques des appareils recueillies jusqu’en 2012 ont été utilisées dans les données sommaires en ce qui concerne l’âge et les informations techniques, si l’appareil n’avait pas été repéré comme un surplus aux nombres validés.
  • Les données sur les caractéristiques des établissements; l’utilisation des PACS; la disponibilité, le nombre, l’âge et les informations techniques des appareils et des modalités ainsi que leur utilisation qui ont été recueillies jusqu’en 2012 n’ont pas été intégrées aux sommaires des données à moins d’avoir été confirmés en 2015 ou en 2017 (par exemple, pour le nombre d’appareils, par une comparaison avec les données des valideurs).

Imputation des données manquantes

Nous avons imputé des données à un nombre limité de valeurs manquantes. Entre autres lorsque les champs de réponses concernant les installations envisagées ou les mises hors service étaient laissés vides, nous avons présumé que la réponse était « non ». Lorsque l’utilisation totale atteignait 100 %, nous supposions que les valeurs manquantes étaient 0 %. Les valeurs sortant de la fourchette de valeurs possibles pour le nombre d’heures de fonctionnement par semaine (>168 heures) ou par jour (>24 heures) étaient considérées comme données manquantes.

Imputation des données d’examens manquantes

Les données d’examens fournies par les valideurs ont été reportées en priorité. En l’absence de données des valideurs pour une province donnée, les données de l’enquête étaient utilisées. Lorsque les établissements pour lesquels nous possédions un nombre d’appareils ne présentaient pas de données concernant le nombre total d’examens pour 2017, nous imputions les données manquantes selon les règles suivantes :

  • Au sein d’une province ou d’un territoire, nous avons calculé la moyenne du nombre d’examens par appareil pour les établissements qui ont fourni des données d’examens, puis cette moyenne était utilisée pour imputer le nombre total d’examens pour les appareils restants. Le nombre total d’examens pour chacune des provinces et chacun des territoires était la somme du nombre déclaré et du nombre imputé d’examens.
  • Le nombre total pour le Canada était la somme de tous les examens rapportés et imputés pour toutes les provinces et tous les territoires.
  • Les provinces et territoires qui n’ont pas fourni de données d’examens n’ont pas été intégrés au total canadien, même s’ils possédaient des appareils.

 

Résultats

Taux de réponse pour la mise à jour de 2017

Nous avons reçu une réponse à l’enquête (formulaire soumis comme document final) pour 147 établissements, indiquant si les données présentées avaient été révisées et mises à jour pour 2017, ou si de nouvelles données avaient été entrées. Deux-cent-vingt-trois autres formulaires d’enquête ont été ouverts et modifiés par les répondants après le début de l’enquête, le 18 avril 2017, mais n’ont pas été soumis comme document final après la fermeture de l’enquête, le 9 juin 2017. Les valideurs provinciaux et territoriaux ont fourni l’information pour les établissements publics n’ayant pas répondu à l’enquête. À tout le moins, des données étaient accessibles (modalités et nombre d’appareils) pour un total de 505 établissements.

En comparaison, 222 formulaires d’enquête remplis lors du cycle initial de l’enquête ont été transmis pour l’édition de l’ICIM 2015 (les répondants devaient entrer toutes les données), les informations y paraissant avaient été complétées par les données provenant de l’enquête de l’ICIS de 2012, les valideurs et les résultats d’un sondage de l’ACMTS sur l’utilisation des modalités de TEP et de TEP-TDM au Canada. À tout le moins, des données (modalités et nombre d’appareils) étaient accessibles pour un total de 460 établissements.

Caractéristiques des établissements qui ont répondu à l’édition 2017

Des 324 établissements (sur un total de 505 établissements) pour lesquels nous possédions des informations sur le type d’installation, la plupart ont été identifiés comme étant des hôpitaux, soit 209 (64,5 %) des établissements participants, alors que 53 (16,4 %) étaient des hôpitaux communautaires, 40 (12,3 %) des établissements indépendants et 22 (6,8 %) des centres de soins tertiaires (le tableau 8 figurant en annexe C présente les sommaires par province et par territoire). Un établissement a été défini comme un seul site hospitalier ou un hôpital faisant partie d’un regroupement d’hôpitaux. La définition de l’établissement autonome était vaste et visait les établissements financés par le secteur privé et par les fonds publics, ainsi que les établissements ayant reçu les deux types de financement. Voir l’annexe   pour les définitions détaillées du type d’établissement.

Des 223 établissements qui ont fourni des informations concernant leur localisation, la plupart ont déclaré qu’ils étaient urbains (154 ou 69,1 %), alors que 64 (28,7 %) ont déclaré être en milieu rural et 5 (2,2 %) ont déclaré être en région éloignée (le tableau 19 figurant en annexe C présente le sommaire par province et par territoire).

Des 329 établissements qui ont déclaré des informations concernant leur mode de financement, la plupart étaient financés par des fonds publics (292 ou 88,8 %), alors que 27 (8,2 %) étaient financés par des fonds privés, et 10 (3 %) recevaient un financement mixte (public et privé) (le tableau 20 figurant en annexe C présente un sommaire par province et par territoire).

Inventaire global de l’équipement d’imagerie médicale au Canada en 2017

Dans cette partie, nous présentons brièvement un aperçu de l’inventaire de l’ensemble des appareils et des utilisations des six modalités retenues selon les renseignements que nous avons reçus pour chacune des provinces et territoires. Les parties suivantes du rapport présenteront plus en détail l’inventaire et l’utilisation pour les divers appareils : TDM, IRM, TEP-TDM, TEP-IRM, TEMP et TEMP-TDM.

Nombre total d’appareils

La figure 1 et le tableau 3 présentent l’inventaire global des six modalités par province et par territoire.

Le tableau 3 présente le nombre total d’appareils par modalité pour chacune des provinces et chacun des territoires, ainsi que le nombre d’établissements qui possèdent cette modalité, selon les réponses à l’enquête, les chiffres fournis par les valideurs et les intervenants, en plus des appareils indiqués dans l’enquête de l’ICIS pour les établissements indépendants.

Figure 1 : Inventaire global par province et territoire des appareils de TDM, IRM, TEP-TDM, TEP-IRM, TEMP et de TEMP-TDM en 2017

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

Tableau 3 : Inventaire et disponibilité globale par province et par territoire des appareils de TDM, IRM, TEP-TDM, TEP-IRM, TEMP et de TEMP-TDM en 2017
                                                                                          Nombre d’appareilsa (Nombre d’établissements possédant des appareils)b
Province/territoire TDM IRM TEP-TDM TEP-IRM TEMP TEMP-TDM
Alberta 56 (41) 41 (29) 4 (3) 0 (0) 42 (29) 32 (19)
Colombie-Britannique 66d (47) 46 (42)d 3d (2) 0 (0) 28 (16) 31 (18)
Manitoba 23 (16) 12 (7) 1 (1) 0 (0) 9 (6) 8 (5)
Nouveau-Brunswick 15 (11) 11 (9) 2 (2) 0 (0) 5 (3) 5 (5)
Terre-Neuve-et-Labrador 16 (14) 5 (5) 1 (1) 0 (0) 2 (2) 9 (4)
Territoires du Nord-Ouest 1 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0 (0)
Nouvelle-Écosse 18 (14) 12 (11) 1 (1) 0 (0) 7 (7) 10 (8)
Nunavut 1 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0 (0)
Ontario 184 (105) 120 (74) 17d (14) 3 (3) 151 (74) 78 (48)
Île-du-Prince-Édouard 2 (2) 1 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 2 (1)
Québec 163d (97) 107d (75) 21d (20) 0 (0) 77c (39) 76c (42)
Saskatchewan 15 (13) 10 (7) 1 (1) 0 (0) 9 (4) 10 (5)
Yukon 1 (1) 1 (1) 0 (0) 0 (0) 0 (0) 0 (0)
Canada 561 (363) 366 (261) 51 (45) 3 (3) 330 (181) 261 (155)

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonnance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

a Nombre d’appareils par province selon les données du valideur.
b Nombre d’appareils disponibles selon les données du valideur si le valideur a fourni une liste de la disponibilité par établissement; autrement, selon l’enquête.
c Les données fournies par les valideurs sont combinées pour les appareils de TEMP et de TEMP-TDM. La répartition a été présumée comme étant 50:50, selon la répartition au Québec et dans l’ensemble.
d Les totaux provinciaux comprennent les appareils en établissement privé.
 

Croissance de l’inventaire au cours des années 2015–2017

Il y a une augmentation du nombre total d’appareils pour toutes les modalités entre 2015 et 2017 (voir tableau 28, tableau 29, tableau 30, et tableau 31). L’augmentation peut représenter une croissance nette des installations, mais elle peut aussi représenter une cueillette de données plus complète étant donné l’ajout des données de l’industrie et des valideurs. Cela s’applique tout particulièrement aux appareils de TEMP et de TEMP-TDM.

Nombre d’appareils par population provinciale ou territoriale

Le tableau 4 présente le nombre d’appareils déclarés par million d’habitants pour chacune des provinces et territoires, ainsi que pour l’ensemble du Canada.

Tableau 4 : Appareils de TDM, IRM, TEP-TDM, TEP-IRM, TEMP et TEMP-TDM par population provinciale ou territoriale en 2017
                                                    Populationa   Nombre d’appareilsb par million d’habitantsa
Province/territoire   TDM IRM TEP-TDM TEP-IRM TEMP TEMP-TDM
Alberta 4 291 980 13,05 9,55 0,93 0,00 9,79 7,46
Colombie-Britannique 4 789 221 13,78 9,60 0,63 0,00 5,85 6,47
Manitoba 1 332 629 17,26 9,00 0,75 0,00 6,75 6,00
Nouveau-Brunswick 757 641 19,80 14,52 2,64 0,00 6,60 6,60
Terre-Neuve-et-Labrador 528 683 30,26 9,46 1,89 0,00 3,78 17,02
Territoires du Nord-Ouest 44 381 22,53 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Nouvelle-Écosse 953 173 18,88 12,59 1,05 0,00 7,34 10,49
Nunavut 37 462 26,69 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Ontario 14 135 610 13,02 8,49 1,20 0,21 10,68 5,52
Île-du-Prince-Édouard 149 790 13,35 6,68 0,00 0,00 0,00 13,35
Québec 8 371 498 19,47 12,78 2,51 0,00 9,20 9,08
Saskatchewan 1 161 365 12,92 8,61 0,86 0,00 7,75 8,61
Yukon 37 808 26,45 26,45 0,00 0,00 0,00 0,00
Canada 36 591 241 15,33 10,00 1,39 0,08 9,02 7,13

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie.

a La population (estimation) au 1er juillet 201716
b Nombre d’appareils par province selon les données du valideur.

Nombre total d’examens

Le tableau 5 montre le nombre total d’examens déclarés pour toute les modalités au Canada pour le plus récent exercice financier de chacun des établissements. Les données des valideurs sont reportées, complétées par les données de l’enquête si les données du valideur ne sont pas disponibles (TEMP et TEMP-TDM). Plusieurs provinces et territoires ont combiné les données d’examens pour la TEMP et la TEMP-TDM; conséquemment, un total cumulatif est rapporté pour ces deux modalités. Un nombre total de cinq examens a été déclaré par un seul établissement pour une modalité de TEMP-IRM. Une présentation plus détaillée de chacune des modalités apparait dans les parties suivantes et les données sont présentées au tableau 21 en annexe D.

Tableau 5 : Nombre total d’examens pour le dernier exercice financier pour toutes les modalités au Canada en 2017
Examens TDM IRM TEP-TDM TEMP et TEMP-TDM
Examens déclarés par les valideursa 5 611 107 1 855 110 90 530 1 125 516
Examens supplémentaires selon une estimation issue des données de l’enquêteb -- -- -- 228 605
Nombre d’appareilsc 561 366 51 591
Examens par 1 000 habitantsd 153,0 51,0 2,0 37,0

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie.

a Les examens déclarés par les valideurs l’étaient pour les établissements publics seulement.
b Données tirées de la question : « Pour tous les appareils de [modalité], combien d’examens en moyenne ont été réalisés au cours du dernier exercice financier. » Le nombre d’examens pour les établissements n’ayant pas déclaré de nombre d’examens à l’enquête a été imputé en utilisant la moyenne pour cette province.
c Le nombre d’appareils est celui déclaré par les valideurs.  
d La population (estimation) au 1er avril 2017 (voir Tableau 4)16.

Sommaire total d’utilisation : heures par jour et par semaine

La figure 2 et la figure 3 montrent les tendances dans l’utilisation par heure et par semaine, respectivement, pour tous les établissements dont les données étaient disponibles. Le graphique dépeint le pourcentage des établissements dont les appareils ont été utilisés moins de huit heures par jour, de 8 à moins de 12 heures par jour, de 12 à moins de 18 heures par jour et pendant plus de 18 heures par jour, et les bandes sont étiquetées avec le nombre d’établissements dans chaque catégorie. La TDM est la modalité la plus utilisée, suivie par l’IRM.

Figure 2 : Nombre total d’heures d’utilisation par jour pour toutes les modalités : pourcentage déclaré des heures d’utilisation par les établissements en 2017

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

Données issues de la question : « Au cours d’une journée de travail normale, combien d’heures en moyenne un appareil de [modalité] est-il utilisé? »

Lorsque les données de 2017 n’étaient pas disponibles, les données de 2015 étaient utilisées, lorsqu’elles étaient disponibles. Les établissements pour lesquels nous n’avions pas de données de 2015 ou de 2017 ont été exclus des figures.  

Les bandes sont étiquetées avec le nombre d’établissements dans chacune des catégories.

Figure 3 : Nombre d’heures total d’utilisation par semaine pour toutes les modalités : pourcentage des établissements déclarant un nombre précis d’heures d’utilisation en 2017

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

Données issues de la question : « Au cours d’une semaine type (168 heures), combien d’heures en moyenne chaque appareil de [modalité] est-elle utilisée? »

Lorsque les données de 2017 n’étaient pas disponibles, les données de 2015 étaient utilisées, lorsque disponibles. Autrement, aucune imputation n’a été faite et l’établissement n’a pas été inclus dans les totaux.
Les bandes sont étiquetées avec le nombre d’établissements pour chaque catégorie.

Âge global des appareils et rapport entre l’utilisation et l’âge

L’âge des appareils d’imagerie a été évalué et les résultats sont présentés au tableau 6. L’âge était évalué en calculant le nombre d’années depuis la mise en service (par exemple, 2017 – première année d’opération). L’âge des appareils d’imagerie qui ont été déclarés dans l’enquête comme déjà usagés n’a pu être évalué. Conséquemment, ces appareils ne sont pas inclus dans les cohortes d’âges, mais sont représentés comme tels. Des informations concernant un total de 1 615 appareils ont été recueillies. L’âge peut être estimé pour 83,5 % de ces appareils, 2,4 % ont été installés comme appareils usagés et il n’y avait aucune donnée disponible sur l’âge de 14,2 % des appareils. À l’exception de la TEMP, la majorité des appareils d’imagerie avaient 10 ans ou moins de fonctionnement, c’était le cas pour : 74,3 % des appareils de TDM, 69,9 % des appareils d’IRM, 84,2 % des appareils de TEP-TDM et 87,6 % des appareils de TEMP-TDM (tableau 6). En ce qui concerne les appareils de TEMP, 42,5 % des appareils ont moins de 10 ans. La modalité de TEMP est la seule pour laquelle on voit des appareils installés il y a plus de 20 ans qui sont encore en fonction (4,4 %).

Tableau 6 : Âge des Appareils pour toutes les modalités au Canada, nombres de 2017
Âge des appareilsa             Nombre (et %)
  TDM IRM TEP-TDM TEMP TEMP-TDM
0–5 ans 167 (34,0) 115 (36,4) 12 (31,6) 41 (12,9) 73 (39,5)
6–10 ans 198 (40,3) 106 (33,5) 20 (52,6) 94 (29,2) 89 (48,1)
11–15 ans 114 (23,2) 84 (26,6) 6 (15,6) 115 (36,2) 22 (11,9)
16–20 ans 12 (2,4) 11 (3,5) 0 54 (17,0) 1 (0,5)
>20 ans 0 0 0 14 (4,4) 0
Appareils usagés 15 11 2 8 2
Total 506 327 40 326 197

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

a L’âge de chaque appareil a été calculé en fonction de la réponse à la question suivante : « En quelle année a été (ou sera) mis en fonction l’appareil de [modalité]? » soustrait de 2017.

Résultats-Tomodensitométrie (TDM)

Nombre et emplacement des appareils de TDM

Trois-cent-soixante-trois établissements situés dans 13 provinces ou territoires possèdent un ou plusieurs appareils de TDM. Il y a jusqu’à neuf appareils par établissement, pour un total de 561 appareils. L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique ont le nombre le plus élevé d’appareils de TDM, et le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon en ont le plus petit nombre, avec respectivement un appareil. Le nombre d’appareils dans les provinces et territoires possédant la modalité varie de 13,02 par million d’habitants en Ontario à 30,26 par million d’habitants à Terre-Neuve-et-Labrador, mais cela ne reflète pas nécessairement l’accessibilité, particulièrement dans les provinces et territoires comportant de vastes régions éloignées.

Quatre-vingt-huit nouveaux appareils de TDM ont été installés entre 2015 et 2017. Trente-quatre étaient des remplacements d’appareils mis hors service, 22 étaient de nouveaux appareils, et pour 32 appareils, il n’était pas indiqué s’il s’agissait de nouveaux appareils ou de remplacements. Quarante-six établissements ont mis hors service un ou plusieurs appareils de TDM (la plupart avaient mis un seul appareil hors service) depuis la dernière enquête de 2015, et 15 établissements (des 147 établissements qui ont soumis des réponses à l’enquête) ont rapporté planifier l’installation d’un ou plusieurs appareils de TDM au cours des deux prochaines années (tableau 7).

Tableau 7 : Sommaire de la disponibilité et de l’état des appareils de TDM par province/territoire en 2017
Province/Territoire Établissements avec des appareilsa Nombre d’appareilsb Établissements où une nouvelle installation est prévuec Établissements qui ont mis un appareil hors service depuis 2015 d Appareils par million d’habitantse
Alberta 41 56 7 6 13,05
Colombie-Britannique 47f 66f 4 7 13,78
Manitoba 16 23 1 3 17,26
Nouveau-Brunswick 11 15 0 2 19,80
Terre-Neuve-et-Labrador 14 16 0 3 30,26
Territoires du Nord-Ouest 1 1 0 1 22,53
Nouvelle-Écosse 14 18 0 1 18,88
Nunavut 1 1 0 0 26,69
Ontario 105 184 3 17 13,02
Île-du-Prince-Édouard 2 2 0 1 13,35
Québec 97f 163f 0 4 19,47
Saskatchewan 13 15 0 1 12,92
Yukon 1 1 0 0 26,45
Canada 363 561 15 46 15,33

TDM = tomodensitométrie.

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non), selon les répondants aux enquêtes de l’ICIM, de l’ICIS et selon les représentants de l’industrie.
b Données obtenues des valideurs provinciaux.
c Données tirées de la question d’enquête : « Est-ce qu’il est envisagé d’installer de nouveaux appareils ou des appareils supplémentaires d’ici les deux prochaines années? » Données transmises par 147 répondants à l’enquête.
d Données tirées de la question d’enquête : « Est-ce que cet appareil a été mis hors service? » si l’année de mise hors service était 2015 ou après.
e La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir tableau 4)16.
f Les totaux provinciaux comprennent les appareils en établissement privé.

Répartition géographique des appareils de TDM

La figure 4 montre la répartition géographique des appareils de TDM au Canada, cartographiée par région administrative (municipalité ou ville), la taille du cercle (zone) est proportionnelle au nombre d’appareils. Le nombre d’appareils représente la somme pour tous les établissements d’une municipalité ou d’une ville.

Figure 4 : Répartition des appareils de TDM au Canada en 2017

TDM = tomodensitométrie.                     

La disponibilité et le nombre d’appareils par établissement ont été dérivés des données des valideurs lorsque les données par établissements étaient disponibles; dans les autres cas, les données sont tirées de l’enquête. Les appareils mobiles figurent comme un appareil à chacun des établissements qu’ils desservent.

Appareils mobiles de TDM

Deux appareils mobiles de TDM ont été indiqués comme des appareils mobiles en région urbaine au Québec. Aucune information n’était disponible concernant le fait que ces appareils étaient partagés entre établissements ou qu’elles étaient utilisées comme appareil fixe.

Nombre d’examens par exercice financier

Au Canada, un total cumulé de 5 611 107 examens de TDM par année ont été déclarés pour l’ensemble des 561 appareils. Les données citées ont été fournies par les valideurs des provinces, à l’échelle provinciale, soit pour le dernier exercice financier ou la dernière année civile. Le nombre moyen d’examens par appareil par année était de 10 002. Le tableau 8 montre le nombre d’examens par province et le nombre d’examens par 1 000 habitants.

Tableau 8 : Nombre total d’examens de TDM par exercice financier en 2017
Province/Territoire Tous les appareilsa Nombre total d’examensb,c Populationd Nombre d’examens par 1 000 habitants
Alberta 56 405 332e 4 291 980 94,4
Colombie-Britannique 66 695 248 4 789 221 145,2
Manitoba 23 186 197 1 332 629 139,7
Nouveau-Brunswick 15 142 294 757 641 187,8
Terre-Neuve-et-Labrador 16 90 985 528 683 172,1
Territoires du Nord-Ouest 1 4 695 44 381 105,8
Nouvelle-Écosse 18 155 099 953 173 162,7
Nunavut 1 2 000 37 462 53,4
Ontario 184 2 430 739 14 135 610 172,0
Île-du-Prince-Édouard 2 15 811 149 790 105,6
Québec 163 1 350 792 8 371 498 161,4
Saskatchewan 15 128 415 1 161 365 110,6
Yukon 1 3 500 37 808 92,6
Canada 561 5 611 107 36 591 241 153,0

TDM = tomodensitométrie.

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non).
b Données d’examens fournies par les valideurs.
c Données fournies par les valideurs pour les établissements publics seulement.
d La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir tableau 4)16.
e Examens des établissements de l’Alberta Health Services seulement.

Le sommaire des données d’examens par province et par territoire est présenté au tableau 21, en annexe A.

Heures de fonctionnement type par semaine, par jour et les fins de semaine

Deux-cent-trente-cinq établissements des 363 ont déclaré des données concernant le nombre d’heures moyen d’utilisation par jour de leurs appareils de TDM. Pour toutes les provinces et tous les territoires où se trouvait une modalité de TDM, les appareils de TDM étaient utilisés en moyenne de 8 à 13,3 heures par jour, selon la province ou le territoire (annexe D, tableau 22). Trente-et-un pour cent des appareils étaient utilisés moins de huit heures par jour, 30,7 % étaient utilisées de 8 à moins de 12 heures par jour, 26,2 % des appareils étaient utilisés de 12 à moins de 18 heures par jour, et 12 % des appareils étaient utilisés plus de 18 heures par jour. Soixante-cinq établissements ont déclaré qu’au moins un appareil de leur établissement était utilisé 24 heures par jour (annexe D, tableau 23). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Deux-cent-vingt-sept établissements des 363 ont déclaré des données concernant le nombre moyen d’heures d’utilisation par semaine des appareils de TDM. Pour toutes les provinces et tous les territoires où se trouvait une modalité de TDM, les appareils sont utilisés en moyenne de 40 à 88,3 heures par semaine (annexe D, tableau 24). Vingt-six pour cent des appareils sont utilisés moins de 20 heures par semaine, 22 % sont utilisés de 40 à moins de 60 heures par semaine, 15,4 % sont utilisés de 60 à moins de 80 heures par semaine, 22,5 % des appareils sont utilisés de 80 heures à moins de 120 heures par semaine et 14,5 % des appareils sont utilisés plus de 120 heures par semaine. Cent-soixante-quinze établissements ont déclaré qu’au moins un appareil de leur établissement était utilisé les fins de semaine (annexe D, tableau 25). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Modes d’utilisation des appareils de TDM

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total d’utilisation pour les fins cardiaques, les fins non cardiaques, la recherche et les utilisations à d’autres fins. La répartition par catégorie d’utilisation était disponible pour 159 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TDM était associé aux fins non cardiaques, avec 94,6 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 0 % à 100 %) suivies par les autres fins, 3,5 % (variant de 0 % à 100 %) et les fins cardiaques, à 1,3 % (variant de 0 % à 15 %). Les détails sont présentés en annexe D, au Tableau 26.

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage global d’utilisation par domaine pour la TDM. Les catégories incluaient les domaines de l’oncologie, de la pneumologie, de l’hépatologie, de la physiatrie-orthopédie, de la rhumatologie, de la neurologie, de la cardiologie, de la traumatologie et autres. La répartition de l’utilisation par domaine était disponible pour 63 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TDM était associé à l’oncologie, avec 23,1 % (l’utilisation dans les divers établissements variait de 0 % à 100 %), suivait la neurologie, 18,9 % (variant de 0 % à 55 %), la pneumologie, 12,6 % (variant de 0 % à 30 %) et l’hépatologie, 11,5 % (variant de 0 % à 35 %). Les détails de l’utilisation sont présentés en annexe D, au tableau 27. Étant donné le faible taux de réponse, les données pourraient ne pas être représentatives de tous les établissements.

Caractéristiques techniques des appareils de TDM

Le nombre de coupes a été déclaré pour 460 appareils. Les TDM pouvant créer 64 coupes (51,5 %) sont les plus fréquentes, suivies par celles créant 128 coupes (13,2 %) et 16 coupes (13,2 %; tableau 9). Six pour cent (5,8 %) des appareils peuvent créer plus de 256 coupes. Les informations sur les options biénergie étaient disponibles pour 409 appareils. Près du quart (23,5 %, 96/409) des appareils de TDM avaient une option de biénergie, ce qui permet l’acquisition simultanée d’images de deux énergies différentes et permet l’amélioration des images et la réduction de l’exposition à la radiation. Les informations concernant les options à double cible étaient disponibles pour 209 appareils. Une option de double cible était présente dans 12,9 % (27/209) des appareils de TDM.

Tableau 9 : Nombre déclaré de coupes par appareils de TDM en 2017
Coupes 1 2 4 6 8 10 16 32
Nombre (%) 9 (2,0) 3 (0,7) 15 (3,2) 1 (0,2) 9 (2,0) 1 (0,2) 81 (13,2) 2 (0,4)
Coupes 40 64 80 128 160 192 256 320
Nombre (%) 3 (0,7) 237 (51,5) 2 (0,4) 61 (13,2) 6 (1,3) 3 (0,7) 14 (3,0) 13 (2,8)

TDM = tomodensitométrie.

Données tirées de la question : « Combien de multidétecteurs possède l’appareil de TDM (combien de coupes)? »

L’enquête comportait aussi des questions concernant la gestion de la sécurité dans la radiation. Les trois quarts (77,2 %, 183/237) des appareils de TDM comportaient des techniques de reconstruction d’image pour la réduction de la dose et 91,6 % (185/202) des appareils de TDM enregistraient les doses de radiation par patient par examen. Plus de 80 % (81,4 %, 197/242) des appareils de TDM possédaient un système de contrôle de la dose et 93,0 % (160/172) des répondants à l’enquête ont déclaré utiliser ces systèmes de contrôle. Les données étaient manquantes pour les autres.  

Résultats-Imagerie par résonance magnétique (IRM)

Nombre et répartition des appareils d’IRM

Deux-cent-soixante-et-un établissements situés dans 11 provinces ou territoires possèdent un ou plusieurs appareils d’IRM. Il y a jusqu’à huit appareils par établissement, pour un total de 366 appareils. L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique possèdent le plus grand nombre d’appareils d’IRM. Le Yukon est le seul territoire à posséder un appareil d’IRM. Le nombre d’appareils par million d’habitants dans les provinces et territoires possédant la modalité varie de 6,68 à l’Île-du-Prince-Édouard à 26,45 au Yukon, mais ces chiffres ne reflètent pas nécessairement l’accessibilité, particulièrement pour les provinces et territoires qui ont de vastes régions éloignées.

Quarante-six des nouveaux appareils d’IRM ont été installés entre 2015 et 2017. Six ont remplacé des appareils mis hors service, 15 étaient de nouveaux appareils et on ne précisait pas s’il s’agissait de nouveaux appareils ou d’appareils de remplacement pour 25 d’entre eux. Douze établissements ont mis un ou plusieurs appareils d’IRM hors service (la plupart ont mis un seul appareil hors service) depuis la dernière enquête réalisée en 2015, et neuf établissements (des 147 établissements ayant répondu à l’enquête) ont déclaré prévoir l’installation d’un ou plusieurs appareils d’IRM au cours des deux prochaines années (tableau 10).

Tableau 10 : Sommaire de la disponibilité et de l’état des appareils d’IRM par Province en 2017
Province/Territoire Établissements avec un ou des appareil(s)a Nombre d’appareilsb Établissements qui envisagent d’installer des appareilsc Établissements ayant mis un appareil hors service depuis 2012 d Appareils par million d’habitantse
Alberta 29 41 2 3 9,55
Colombie-Britannique 42f 46f 1 0 9,60
Manitoba 7 12 1 1 9,00
Nouveau-Brunswick 9 11 0 2 14,52
Terre-Neuve-et-Labrador 5 5 0 0 9,46
Territoires du Nord-Ouest 0 0 0 0 0,00
Nouvelle-Écosse 11 12 0 0 12,59
Nunavut 0 0 0 0 0,00
Ontario 74f 120f 5 2 8,49
Île-du-Prince-Édouard 1 1 0 0 6,68
Québec 75 107 0 4 12,78
Saskatchewan 7 10 1 0 8,61
Yukon 1 1 0 0 26,45
Canada 261 366 9 12 10,00

IRM = imagerie par résonance magnétique.

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non) déclarées par les répondants à l’enquête de l’ICIM et de l’ICIS et par les représentants de l’industrie.
b Données obtenues par les valideurs des provinces.
c Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce qu’il est envisagé d’installer de nouveaux appareils ou des appareils supplémentaires d’ici les deux prochaines années? » Les données de 147 répondants étaient disponibles.
d Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce que cet appareil a été mis hors service? »
e La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir Tableau 4).16
f Les totaux provinciaux comprennent les appareils en établissement privé.

Répartition géographique des appareils d’IRM

Figure 5 montre la répartition géographique des appareils d’IRM au Canada cartographiée par région administrative (municipalité ou ville), la taille du cercle (zone) est proportionnelle au nombre d’appareils. Le nombre d’appareils représente la somme pour tous les établissements d’une municipalité/ville.

Figure 5 : Répartition des appareils d’IRM au Canada en 2017

IRM = imagerie par résonance magnétique.

La disponibilité et le nombre d’appareils par établissement ont été dérivés des données des valideurs lorsque les données par établissements étaient disponibles; dans les autres cas, les données sont tirées de l’enquête. Les appareils mobiles figurent comme un appareil à chacun des établissements qu’elles desservent.

Appareils mobiles d’IRM

Vingt-deux établissements ont déclaré être desservis par un appareil mobile, deux de ces appareils sont en Colombie-Britannique, deux au Québec et un respectivement en Alberta et au Nouveau-Brunswick. En Colombie-Britannique, un appareil mobile est partagé par trois établissements d’Okanagan et Kootenay, et l’autre est partagée par deux établissements de l’Ile de Vancouver. L’appareil au Nouveau-Brunswick est partagé par cinq établissements. L’appareil de l’Alberta est partagé par deux établissements situés hors d’Edmonton, dans le Centre de l’Alberta. Un appareil au Québec est partagé par cinq établissements, tous dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, alors que l’autre est partagé par trois établissements en Abitibi-Témiscamingue.

Nombre d’examens par exercice financier

Au Canada, un total de 1 855 110 examens d’IRM par année ont été déclarés pour 366 appareils, chacun des établissements déclarant les données de son dernier exercice financier (ou de la dernière année civile). Le nombre moyen d’examens par appareil était de 5 082. Le Tableau 11 montre le nombre total d’examens par province et le nombre d’examens par 1 000 habitants.

Tableau 11 : Nombre total d’examens d’IRM par exercice financier en 2017
Province/Territoire Toutes les appareilsa Nombre total d’examensb,c Population Nombre d’examens par 1 000 habitantsd
Alberta 41 192 375e 4 291 980 44,8
Colombie-Britannique 46 173 678 4 789 221 36,3
Manitoba 12 77 735 1 332 629 58,3
Nouveau-Brunswick 11 44 592 757 641 58,9
Terre-Neuve-et-Labrador 5 20 990 528 683 39,7
Territoires du Nord-Ouest 0 S. O. 44 381 S. O.
Nouvelle-Écosse 12 47 490 953 173 49,8
Nunavut 0 S. O. 37 462 S. O.
Ontario 120 866 953 14 135 610 61,3
Île-du-Prince-Édouard 1 4 279 149 790 28,6
Québec 107 380 357 8 371 498 45,4
Saskatchewan 10 44 461 1 161 365 38,3
Yukon 1 2 200 37 808 58,2
Canada 366 1 855 110 36 591 241 51,0

S. O. = sans objet

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non).
b Données d’examens fournies par les valideurs provinciaux.
c Données fournies par les valideurs pour les établissements publics seulement.
d La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir Tableau 4)16.
e Examens des établissements de l’Alberta Health Services seulement.

Le sommaire des données d’examens par province et par territoire est présenté au tableau 21, en annexe A.

Heures de fonctionnement type par semaine, par jour et les fins de semaine

Cent-quarante-cinq (145) établissements sur 261 ont fourni des données sur la moyenne d’heures d’utilisation par jour des appareils d’IRM. Dans l’ensemble des provinces et territoires où la modalité était disponible, les appareils d’IRM étaient utilisés en moyenne entre 9 et 16,2 heures par jour, selon la province ou le territoire (annexe D, tableau 22). Dix-sept pour cent des appareils étaient utilisés moins de 8 heures par jour, 29 % étaient utilisés de 8 heures à moins de 12 heures par jour, 46,9 % des appareils étaient utilisés de 12 à moins de 18 heures par jour et 6,9 % des appareils étaient utilisés plus de 18 heures par jour. Onze établissements ont déclaré qu’au moins un appareil de leur établissement était utilisé 24 heures par jour (annexe D, tableau 23). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Cent-quarante-quatre établissements des 261 ont fourni des données sur la moyenne d’heures par semaine d’utilisation des appareils d’IRM. Dans l’ensemble des provinces et territoires où la modalité était disponible, les appareils d’IRM étaient utilisés en moyenne de 40 à 108,6 heures par semaine (annexe D, tableau 24). Dix-huit pour cent des appareils étaient utilisés moins de 20 heures par semaine, 20,8 % étaient utilisés de 40 à moins de 60 heures par semaine, 18,8 % étaient utilisés de 60 à moins de 80 heures par semaine, 32,6 % des appareils étaient utilisés de 80 à moins de 120 heures par semaine et 9,7 % des appareils étaient utilisés plus de 120 heures par semaine. Quatre-vingt-trois établissements ont déclaré qu’au moins un de leurs appareils était utilisé les fins de semaine (annexe D, tableau 25). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Modes d’utilisation des appareils d’IRM

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total d’utilisation pour les fins cardiaques, les fins non cardiaques, la recherche et les utilisations à d’autres fins. La répartition par catégorie d’utilisation était disponible pour 86 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils d’IRM était associé aux fins non cardiaques, avec 85,7 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 0 % à 100 %), suivies par les autres fins, 4,3 % (variant de 0 % à 100 %) et les fins cardiaques, 3,5 % (variant de 0 % à 50 %). Les détails sont présentés en annexe D, au tableau 26.

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage global d’utilisation par domaine pour la TDM. Les catégories incluaient les domaines suivants : oncologie, cardiologie, pneumologie, hépatologie, physiatrie-orthopédie, neurologie, traumatologie et autres. La répartition de l’utilisation par domaine était disponible pour 34 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils d’IRM était la physiatrie-orthopédie, avec 27,3 % (l’utilisation dans les divers établissements variait de 0 % à 70 %), suivi par l’utilisation aux fins neurologiques, 25,4 % (variant de 0 % à 45 %), les fins oncologiques, 20,8 % (variant de 0 % à 100 %), et l’hépatologie, 11,3 % (variant de 0 % à 25 %). Les détails de l’utilisation sont présentés en annexe D, au tableau 27. Étant donné le faible taux de réponse, les données pourraient ne pas être représentatives de tous les établissements.

Caractéristiques techniques des appareils d’IRM

Pour tous les appareils d’IRM pour lesquels nous avons reçu des renseignements sur l’intensité de champ (321 appareils), la majorité (267, 83,2 %) fonctionnait avec une intensité de champ magnétique Tesla (T) de 1,5. La deuxième intensité la plus commune était 3,0 T (13,7 %). Les autres appareils d’IRM utilisaient des intensités de champ de 0,3 T (0,3 %), 0,35 T (0,3 %), 1,0 T (1,6 %), 4,0 T (0,3 %), 5,0 T (0,3 %) et 9,4 T (0,3 %). Les données sur la configuration des IRM étaient fournies pour 170 appareils. L’enquête indique que les appareils d’IRM utilisés étaient des systèmes ouverts, des systèmes fermés, et des systèmes larges représentant respectivement 6,5 %, 55,3 %, et 38,2 % des appareils.

Résultats-Tomographie par émission de positons-tomodensitométrie (TEP-TDM) ou Tomographie par émission de positons (TEP)

Nombre et répartition des appareils de TEP-TDM ou de TEP

Quarante-cinq établissements dans neuf provinces possèdent un ou plusieurs appareils de TEP-TDM. Il y a jusqu’à deux appareils par établissements, pour un total de 51 appareils. Le Québec, l’Ontario, l’Alberta possèdent le plus grand nombre d’appareils et l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que les trois territoires n’ont pas du tout d’appareil. Bien que nous ayons demandé des renseignements concernant les appareils de TEP-TDM ou de TEP, les résultats d’une récente analyse de l’environement17 réalisée par l’ACMTS suggèrent que ces appareils sont presque exclusivement des appareils TEP-TDM, puisque les appareils de TEP autonomes ne sont plus offerts sur le marché au Canada depuis la dernière décennie. Conséquemment, cette catégorie est nommée TEP-TDM, sauf lors de la citation des questions de l’enquête. Le nombre d’appareils par million d’habitants dans les provinces et territoires possédant la modalité varie de 0,63 en Colombie-Britannique à 2,64 au Nouveau-Brunswick, mais ces chiffrent ne reflètent pas nécessairement l’accessibilité, particulièrement dans les provinces et territoires possédant de vastes régions éloignées.

Un nouvel appareil de TEP-TDM a été installé entre 2015 et 2017. Aucun établissement n’a mis d’appareil de TEP-TDM hors service et deux établissements (des 147 ayant répondu à l’enquête) ont déclaré prévoir l’installation d’un ou plusieurs appareils de TEP-TDM au cours des deux prochaines années (Tableau 12).

Tableau 12 : Sommaire de la disponibilité et de l’état des appareils de TEP-TDM par province en 2017
Province/territoire Établissements avec des appareilsa Nombre d’appareilsb Établissements où une nouvelle installation est prévuec Établissements qui ont mis un appareil hors service depuis 2012 d Appareils par million d’habitantse
Alberta 3 4 1 0 0,93
Colombie-Britannique 2f 3f 1 0 0,63
Manitoba 1 1 0 0 0,75
Nouveau-Brunswick 2 2 0 0 2,64
Terre-Neuve-et-Labrador 1 1 0 0 1,89
Territoires du Nord-Ouest 0 0 0 0 0,00
Nouvelle-Écosse 1 1 0 0 1,05
Nunavut 0 0 0 0 0,00
Ontario 14f 17f 0 0 1,20
Île-du-Prince-Édouard 0 0 0 0 0,00
Québec 20f 21f 0 0 2,51
Saskatchewan 1 1 0 0 0,86
Yukon 0 0 0 0 0,00
Canada 45 51 2 0 1,39

TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie.
a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non) déclarées par les répondants à l’enquête de l’ICIM et de l’ICIS et par les représentants de l’industrie.
b Données obtenues par les valideurs des provinces.
c Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce qu’il est envisagé d’installer de nouveaux appareils ou des appareils supplémentaires d’ici les deux prochaines années? » Données disponibles provenant de 147 répondants à l’enquête.
d Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce que cet appareil a été mis hors service?
e La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir Tableau 4)16.
f Les totaux provinciaux comprennent les appareils en établissement privé.

Répartition géographique des appareils de TEP-TDM

Figure 6 montre la répartition géographique actuelle des appareils de TEP-TDM au Canada, cartographiée par région administrative (municipalité ou ville), la taille du cercle (zone) est proportionnelle au nombre d’appareils. Le nombre d’appareils représente la somme pour tous les établissements d’une municipalité ou d’une ville.

Figure 6 : Répartition des appareils de TEP-TDM au Canada en 2017

TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie.

La disponibilité et le nombre d’appareils par établissement ont été dérivés des données des valideurs lorsque les données par établissements étaient disponibles; dans les autres cas, les données sont tirées de l’enquête.

Nombre d’examens par exercice financier

Au Canada, un nombre total de 90 530 examens de TEP-TDM par année ont été déclarés pour 51 appareils, chacun des établissements déclarant les données de son dernier exercice financier. Le nombre moyen d’examens par appareil était de 1 775. Le Tableau 13 montre le nombre total d’examens par province et le nombre d’examens par 1 000 habitants.

Tableau 13 : Nombre total d’examens déclarés et imputés par exercice financier pour les appareils de TEP-TDM en 2017
Province/territoire Tous les appareilsa Nombre total d’examensb,c Population Nombre d’examens par 1 000 habitantsd
Alberta 4 11 050e 4 291 980 2,6
Colombie-Britannique 3 9 280 4 789 221 1,9
Manitoba 1 2 009 1 332 629 1,5
Nouveau-Brunswick 2 1 808 757 641 2,4
Terre-Neuve-et-Labrador 1 0 528 683 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0 S. O. 44 381 S. O.
Nouvelle-Écosse 1 2 512 953 173 2,6
Nunavut 0 S. O. 37 462 S. O.
Ontario 17 10 998 14 135 610 0,8
Île-du-Prince-Édouard 0 S. O. 149 790 S. O.
Québec 21 50 823 8 371 498 6,1
Saskatchewan 1 2 050 1 161 365 1,8
Yukon 0 S. O. 37 808 S. O.
Canada 51 90 530 36 591 241 2,0

 

S. O. = sans objet; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie.

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non).
b Données d’examens fournies par les valideurs provinciaux.
c Données fournies par les valideurs pour les établissements publics seulement.
d La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir Tableau 4)16.
e Examens des établissements de l’Alberta Health Services seulement.

Le sommaire des données d’examens déclarées, sans imputation, est présenté par province et par territoire Tableau 21, en Appendix A.

Heures de fonctionnement types par semaine, par jour et les fins de semaine

Vingt-six des 45 établissements ont fourni des données sur la moyenne d’heures d’utilisation par jour des appareils de TEP-TDM. Parmi toutes les provinces où la modalité était disponible, les appareils de TEP-TDM étaient utilisés en moyenne de 6 à 14,5 heures par jour, selon la province (annexe D, tableau 22). Cinquante-quatre pour cent des appareils étaient utilisées moins de 8 heures par jour, 34,6 % étaient utilisées de 8 heures à moins de 12 heures par jour, et 11,5 % des appareils étaient utilisés de 12 à moins de 18 heures par jour. Aucun établissement n’a déclaré une utilisation 24 heures par jour (annexe D, tableau 23). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Vingt-cinq des 45 établissements ont fourni des données sur le nombre moyen d’heures d’utilisation par semaine des appareils de TEP-TDM. Parmi toutes les provinces où la modalité était disponible, les appareils de TEP-TDM étaient utilisés en moyenne de 18 à 79 heures par semaine (annexe D, tableau 24). Cinquante-deux pour cent des appareils étaient utilisés moins de 20 heures par semaine, 36 % étaient utilisés de 40 à moins de 60 heures par semaine, et 12 % des appareils étaient utilisés de 60 à moins de 80 heures par semaine. Deux établissements ont déclaré qu’au moins une de leur appareil était utilisé les fins de semaine (annexe D, tableau 25). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Modes d’utilisation des appareils de TEP-TDM

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total d’utilisation pour les fins cardiaques, les fins non cardiaques, la recherche et les utilisations à d’autres fins. La répartition par catégorie d’utilisation était disponible pour 19 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEP-TDM était pour les examens aux fins non cardiaques, avec 80,7 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 20 % à 100 %), suivis par les examens aux fins cardiaques, à 12,1 % (variant de 0 % à 80 %) et l’utilisation aux fins de recherche, à 6,8 % (variant de 0 % à 50 %). Les détails sont présentés en annexe D, tableau 26.

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage global d’utilisation par domaine pour la modalité TEP-TDM. Les catégories incluaient les domaines suivants : l’oncologie, la cardiologie, la rhumatologie, la neurologie et autres. La répartition de l’utilisation par domaine était disponible pour 13 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEP-TDM était l’oncologie, à 80,2 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 0 % à 100 %) suivi par les fins cardiaques, à 10,7 % (variant de 0 % à 95 %), les fins neurologiques, à 7 % (variant de 0 % à 50 %) et les fins rhumatologiques, à 1,2 % (variant de 0 % à 5 %). Les détails sont présentés en annexe D, tableau 27. Étant donné le faible taux de réponse, les données pourraient ne pas être représentatives de tous les établissements.

Caractéristiques techniques des appareils de TEP-TDM

Le nombre de coupes par séries de détecteurs accessible pour la composante TDM de ces appareils de TEP-TDM était disponible chez 37 appareils. Le nombre le plus fréquent était 16 coupes (67,6 %), suivi par 64 coupes (21,6 %) et 40 coupes (5,4 %). Aucun appareil de TEP-TDM n’est utilisé uniquement pour l’imagerie de la tête. La composante TDM est utilisée de façon indépendante (pour fournir une capacité supplémentaire de TDM) pour 40 % (6/15) des appareils faisant l’objet de réponses à cette question.

L’enquête comportait aussi des questions sur les dispositifs visant la gestion de la radioprotection. Des 24 appareils pour lesquels nous avons obtenu des réponses à cette question, 87,5 % possèdent un système de contrôle des doses, et parmi ces appareils, une utilisation de ces systèmes de contrôle a été déclarée pour 90 % (18/20) des appareils. Les données pour les autres appareils sont manquantes. Les deux tiers (14/21) des appareils de TEP-TDM intègrent des techniques de reconstruction d’image pour la réduction des doses, et 77,3 % (17/22) des appareils de TEP-TDM enregistrent la dose de radiation par examen d’un patient.

Approvisionnement en isotopes pour les modalités hybrides de TEP

Nous avons demandé aux établissements ayant déclaré des appareils de TEP-TDM s’ils avaient accès à un cyclotron, et, dans la négative, où ils se procuraient les isotopes. Des 19 établissements qui ont répondu à la question, huit avaient accès à un cyclotron local. Le site web de la Commission canadienne de sureté nucléaire a repéré un total de 10 cyclotrons pour TEP au Canada18.

Neuf des 18 établissements ne possédant pas de cyclotron ont déclaré obtenir leurs isotopes ailleurs, la majorité s’approvisionnant auprès de fournisseurs commerciaux (6). Les autres établissements obtenaient leurs isotopes d’autres établissements possédant un cyclotron (2) ou n’ont pas indiqué leur source d’approvisionnement (10).

Résultats-Tomographie par émission de positons-IRM (TEP-IRM)

Nombre et répartition des appareils de TEP-IRM

Trois établissements en Ontario possèdent un appareil de TEP-IRM chacun.

Un nouvel appareil de TEP-IRM a été installé entre 2015 et 2017.

Figure 7 : Répartition des appareils de TEP-IRM au Canada en 2017

TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique;

Mode d’utilisation des appareils de TEP-IRM

Tous les appareils sont présentement utilisés uniquement aux fins de recherche. Cependant, cinq examens ont été déclarés pour un appareil.

Caractéristiques techniques des appareils de TEP-IRM

Trois appareils de TEP-IRM ont été indiqués lors de l’enquête. L’information concernant la saisie d’image ou la mobilité de ces appareils n’est pas disponible.

Résultats-Tomographie par émission monophotonique (TEMP)

Nombre et répartition des appareils de TEMP

Cent-quatre-vingt-un établissements répartis dans neuf provinces possèdent un ou plusieurs appareils de TEMP. Il y a jusqu’à neuf appareils par établissement, pour un total de 330 appareils. L’Ontario, le Québec et l’Alberta possèdent le plus grand nombre d’appareils de TEMP, alors que l’Île-du-Prince-Édouard et les trois territoires n’en possèdent aucun. Le nombre d’appareils de TEMP par million d’habitants dans les provinces et territoires varie de 3,78 pour Terre-Neuve-et-Labrador à 10,68 en Ontario, mais ces chiffres ne reflètent pas nécessairement l’accessibilité, particulièrement dans les provinces et territoires qui recouvrent de vastes régions éloignées. 

Treize nouveaux appareils de TEMP ont été installés entre 2015 et 2017. Trois remplaçaient des appareils mis hors service, deux étaient de nouveaux appareils et pour huit de ces appareils, on ne sait pas s’il s’agit d’appareils de remplacement ou de nouveaux appareils. Dix-huit établissements ont mis un ou plusieurs appareils de TEMP hors service (la plupart en ont mis un seul hors service) depuis la dernière enquête de 2015, et trois établissements (des 147 établissements qui ont répondu à l’enquête) ont déclaré prévoir l’installation d’un ou plusieurs appareils de TEMP au cours des deux prochaines années (tableau 14).

Tableau 14 : Sommaire de la disponibilité et de l’état des appareils de TEMP par Province en 2017
Province/ territoire Établissements avec des appareilsa Nombre d’appareilsb Établissements où une nouvelle installation est prévuec Établissements qui ont mis un appareil hors service depuis 2012 d Appareils par million d’habitantse
Alberta 29 42 2 1 9,79
Colombie-Britannique 16 28 1 3 5,85
Manitoba 6 9 0 1 6,75
Nouveau-Brunswick 3 5 0 0 6,60
Terre-Neuve-et-Labrador 2 2 0 1 3,78
Territoires du Nord-Ouest 0 0 0 0 0,00
Nouvelle-Écosse 7 7 0 1 7,34
Nunavut 0 0 0 0 0,00
Ontario 74 151f 0 9 10,68
Île-du-Prince-Édouard 0 0 0 0 0,00
Québec 39g 77g 0 2 9,20
Saskatchewan 4 9 0 0 7,75
Yukon 0 0 0 0 0,00
Canada 181 330 3 18 9,02

TEMP = tomographie par émission monophotonique

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non), fournies par les répondants à l’enquête de l’ICIM et de l’ICIS, et par les représentants de l’industrie.  
b Données obtenues par les valideurs des provinces.
c Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce qu’il est envisagé d’installer de nouveaux appareils ou des appareils supplémentaires d’ici les deux prochaines années? » Données provenant de 147 répondants à l’enquête.
d Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce que cet appareil a été mis hors service?
e La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir tableau 4)16.
f Nombre combiné d’appareils de TEMP et TEMP-TDM fourni par les valideurs. La répartition était présumée correspondre à 50 : 50, selon la répartition au Québec et dans l’ensemble.
g Les totaux provinciaux comprennent les appareils en établissement privé.

Répartition géographique des appareils de TEMP

La Figure 8 montre la répartition géographique actuelle des appareils de TEMP au Canada, cartographiée par région administrative (municipalité ou ville), la taille du cercle (zone) est proportionnelle au nombre d’appareils. Le nombre d’appareils représente la somme pour tous les établissements d’une municipalité ouville.

Figure 8 : Répartition des appareils de TEMP au Canada en 2017

TEMP = tomographie par émission monophotonique.

La disponibilité et le nombre d’appareils par établissement ont été dérivés des données des valideurs lorsque les données par établissement étaient disponibles; dans les autres cas, les données sont tirées de l’enquête. Les appareils mobiles figurent comme un appareil à chacun des établissements qu’elles desservent.

Appareils mobiles de TEMP

Quatre appareils de TEMP dans trois établissements en Ontario ont été présentés comme des appareils mobiles. Trois d’entre eux étaient multifonctionnels et l’un d’eux était un appareil réservé aux fins cardiaques. Il n’y a aucune information concernant le partage de ces appareils entre les établissements identifiés, ni si les appareils étaient utilisés comme des installations fixes.

Nombre d’examens par exercice financier : TEMP

Pour plusieurs provinces, les valideurs ont fourni seulement des informations cumulatives pour les appareils de TEMP et TEMP-TDM; conséquemment, le sommaire des données d’examens est présenté tant pour les appareils de TEMP que pour les appareils de TEMP-TDM dans la partie sur les TEMP-TDM (Tableau 16).

Heures de fonctionnement type par semaine, par jour et les fins de semaine

Soixante-quinze des 181 établissements ont déclaré des données concernant le nombre moyen d’heures d’utilisation par jour de leurs appareils de TEMP. Pour toutes les provinces et tous les territoires où se trouvait une modalité de TEMP, les appareils de TEMP étaient utilisés en moyenne 9,9 heures par jour, selon la province ou le territoire (annexe D, tableau 22). Soixante-trois pour cent des appareils étaient utilisées moins de 8 heures par jour, 29,3 % étaient utilisées de 8 à moins de 12 heures par jour, 6,7 % des appareils étaient utilisés de 12 à moins de 18 heures par jour, et 1,3 % des appareils étaient utilisés plus de 18 heures par jour. Aucun établissement n’a déclaré qu’un appareil était utilisé 24 heures par jour (annexe D, tableau 23). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Soixante-seize des 181 établissements ont fourni des données concernant la moyenne d’heures d’utilisation par semaine des appareils de TEMP. Pour toutes les provinces et territoires où se trouvait une modalité de TEMP, les appareils de TEMP étaient utilisés en moyenne de 35 à 49,4 heures par semaine (annexe D, tableau 24). Soixante-trois pour cent des appareils étaient utilisés moins de 20 heures par semaine, 27,6 % étaient utilisées de 40 heures à moins de 60 heures par semaine, 7,9 % étaient utilisées de 60 à moins de 80 heures par semaine et 1,3 % des appareils étaient utilisés de 80 à moins de 120 heures par semaine. Neuf établissements ont déclaré qu’au moins une de leur appareil était utilisée les fins de semaine (annexe D, tableau 25). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Modes d’utilisation des appareils de TEMP

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total d’utilisation pour les fins cardiaques, les fins non cardiaques, la recherche et les utilisations à d’autres fins pour tous les appareils de leur établissement. La répartition par catégorie d’utilisation était disponible pour 50 sites. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEMP était à des fins non cardiaques, 73,9 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 0 % à 100 %), suivies par les fins cardiaques, 26,3 % (variant de 0 % à 100 %) et les fins de recherche, 0,3 % (variant de 0 % à 10 %). Les détails sont présentés en annexe D, tableau 26.

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage global d’utilisation par domaine pour TEMP pour tous les appareils de leur établissement. Pour les appareils de TEMP, les catégories incluaient les domaines suivants : oncologie, cardiologie, rhumatologie, neurologie et les autres fins. La répartition par domaine était disponible pour 19 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEMP était attribué aux fins cardiaques, soit 39,8 % (l’utilisation dans les différents établissements variait de 0 % à 100 %), suivie de l’utilisation aux fins oncologiques, 24,7 % (variant de 0 % à 100 %), les fins musculosquelettiques (physiatrie-orthopédie), 10,4 % (variant de 0 % à 48 %), et les fins respiratoires (pneumologie), 7,2 % (variant de 0 % à 65 %). Les détails sont présentés en annexe D, tableau 27. Étant donné le faible taux de réponse, les données pourraient ne pas être représentatives de tous les établissements, comme le laisse croire la différence entre l’utilisation aux fins cardiaques recueillie par les réponses à cette question et l’utilisation aux fins cardiaques déclarée dans la répartition de l’utilisation aux fins cardiaques, non cardiaques et aux autres fins, rapportée précédemment.

Caractéristiques techniques des appareils de TEMP

Le nombre de têtes de détection a été transmis pour 83 appareils, et les doubles têtes de détection sont les plus courantes (73,5 %), suivies par les têtes de détection uniques (18,1 %), les détecteurs à trois têtes (7,2 %) et à six têtes (1,2 %). Une capacité de TDM passant de 1 à 64 coupes a été déclarée pour 37 appareils. Des 90 appareils pour lesquelles l’information était disponible, un quart (24,4 %) des appareils étaient réservés à l’imagerie aux fins cardiaques, et les autres (75,6 %) étaient utilisés à plusieurs fins, ou à des fins non cardiaques. Il est à noter que cette partie concernant l’utilisation témoigne de la moyenne d’utilisation pour tous les appareils d’un établissement. L’angle de champ a été déclaré pour 77 appareils, et 14,3 %, 84,4 % et 1,3 % utilisaient respectivement un angle de champ limité et spécialisé, un angle de champ multiusage ou d’autres types d’angles de champ. Les appareils de TEMP utilisent généralement un des deux types de logiciels suivants pour produire des images : projection filtrée ou reconstruction itérative. Des 66 appareils pour lesquels nous disposions d’information, 48,5 % utilisent un logiciel à projection filtrée et 51,5 % utilisent une reconstruction itérative.

Résultats-Tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie (TEMP-TDM)

Nombre et répartition des appareils de TEMP-TDM

Cent-cinquante-cinq établissements répartis dans 10 provinces ou territoires possèdent un ou plusieurs appareils de TEMP-TDM. Il y a jusqu’à six appareils par établissement, pour un total de 261 appareils. L’Ontario, le Québec, et l’Alberta possèdent le plus grand nombre d’appareils de TEMP-TDM. Le nombre d’appareils par million d’habitants dans les provinces et territoires possédant la modalité varie de 5,52 en Ontario à 17,02 à Terre-Neuve-et-Labrador, mais ces chiffres ne reflètent pas nécessairement l’accessibilité, particulièrement pour les provinces et territoires qui comprennent vastes régions éloignées.

Trente-sept nouveaux appareils de TEMP-TDM ont été installés entre 2015 et 2017. Trois remplaçaient des appareils mis hors service, 13 étaient de nouveaux appareils et pour 21 appareils, il n’était pas indiqué s’il s’agissait de nouveaux appareils ou de remplacements. Aucun établissement n’a mis hors service un appareil de TEMP-TDM depuis la dernière enquête de 2015 et cinq établissements (des 147 établissements ayant répondu à l’enquête) ont déclaré prévoir l’installation d’un ou plusieurs appareils de TEMP-TDM au cours des deux prochaines années (tableau 15).

Tableau 15 : Sommaire de la disponibilité et de l’état des appareils de TEMP-TDM par Province en 2017
Province/territoire Établissements avec des appareilsa Nombre d’appareilsb Établissements où une nouvelle installation est prévuec Établissements qui ont mis un appareil hors service depuis 2012 d Appareils par million d’habitantse
Alberta 19 32 1 0 7,46
Colombie-Britannique 18 31 0 0 6,47
Manitoba 5 8 0 0 6,00
Nouveau-Brunswick 5 5 1 0 6,60
Terre-Neuve-et-Labrador 4 9 0 0 17,02
Territoires du Nord-Ouest 0 0 0 0 0,00
Nouvelle-Écosse 8 10 0 0 10,49
Nunavut 0 0 0 0 0,00
Ontario 48 78 3 0 5,52
Île-du-Prince-Édouard 1 2 0 0 13,35
Québec 42 76 0 0 9,08
Saskatchewan 5 10 0 0 8,61
Yukon 0 0 0 0 0,00
Canada 155 261 5 0 7,13

 

TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie.

a Données dérivées du nombre d’appareils pour lesquelles nous avons des renseignements techniques (fabricant, modèle, première année de mise en service et état = mis hors service ou pas) selon les réponses des répondants à l’enquête de l’ICIM et de l’ICIS, ainsi que les représentants de l’industrie.
b Données obtenues par les valideurs des provinces.
c Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce qu’il est envisagé d’installer de nouveaux appareils ou des appareils supplémentaires d’ici les deux prochaines années? » Données provenant de 147 répondants à l’enquête.
d Données tirées de la question de l’enquête : « Est-ce que cet appareil a été mis hors service?
e La population (estimée) au 1er juillet 2017 (voir tableau 4)16.
f Nombre combiné d’appareils de TEMP et de TEMP-TDM fourni par les valideurs. La répartition est assumée être de 50 : 50, selon la répartition au Québec et dans l’ensemble.

Répartition géographique des appareils de TEMP-TDM

La figure 9 montre la répartition géographique des appareils de TEMP-TDM au Canada, cartographiée par région administrative (municipalité ou ville), la taille du cercle (zone) est proportionnelle au nombre d’appareils. Le nombre d’appareils représente la somme pour tous les établissements d’une municipalité ou ville.

Figure 9 : Répartition des appareils de TEMP-TDM au Canada en 2017

TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie.

La disponibilité et le nombre d’appareils par établissement ont été dérivés des données des valideurs lorsque les données par établissement étaient disponibles; dans les autres cas, les données sont tirées de l’enquête. Les appareils mobiles figurent comme un appareil à chacun des établissements qu’elles desservent.

Nombre d’examens par exercice financier : TEMP et TEMP-TDM

Pour plusieurs provinces, les valideurs ont seulement présenté des informations groupées pour les appareils de TEMP et de TEMP-TDM. Les données fournies sont présentées en annexe D, au tableau 21. Aux fins du sommaire, les examens de TEMP et de TEMP-TDM sont regroupés pour toutes les provinces. Dans l’ensemble du Canada, un total de 1 354 121 examens par année ont été déclarés pour 591 appareils de TEMP et TEMP-TDM, chaque établissement déclarant les données de son dernier exercice financier. Le nombre moyen d’examens par appareil était de 2 273. Le tableau 16 montre le nombre total d’examens de TEMP et de TEMP-TDM par province, ainsi que le nombre d’examens par 1 000 habitants.

Tableau 16 : Données déclarées et imputées représentant le nombre total d’examens par exercice financier pour les appareils de TEMP et de TEMP-TDM en 2017
Province/territoire Toutes les appareilsa Nombre total d’examensb,c Population Nombre d’examens par 1 000 habitantsd
Alberta 74 26 130e 4 291 980 6,1
Colombie-Britannique 59 148 578f 4 789 221 31,0
Manitoba 17 22 074 1 332 629 16,6
Nouveau-Brunswick 10 39 635 757 641 52,3
Terre-Neuve-et-Labrador 11 49 835 528 683 94,3
Nouvelle-Écosse 17 25 413f 953 173 26,7
Nunavut 0   37 462  
Territoires du Nord-Ouest 0   44 381  
Ontario 229 200 833 14 135 610 14,2
Île-du-Prince-Édouard 2 2 299 149 790 15,3
Québec 153 786 594 8 371 498 94,0
Saskatchewan 19 52 730f g 1 161 365 45,4
Yukon 0   37 808  
Canada 591 1 354 121 36 591 241 37,0

TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie.

a Données dérivées du nombre d’appareils présentant des détails techniques (fabricant, modèle, première année de fonctionnement et état (mis hors service ou non).
b Données fournies par les valideurs provinciaux, à moins d’indication contraire.
c Données fournies par les valideurs pour les établissements publics seulement.
d La population (estimée) au 1er juillet 201716.
e Examens des établissements de l’Alberta Health Services seulement.
f Aucune donnée de valideur pour la province (Colombie-Britannique et Saskatchewan) ou la région sanitaire (Nouvelle-Écosse). Valeurs imputées des données d’enquête disponibles.
g Seulement les données disponibles relatives aux TEMP-TDM.

Heures de fonctionnement type par semaine, par jour et les fins de semaine

Quatre-vingt-sept des 157 établissements ont déclaré des données concernant le nombre moyen d’heures d’utilisation par jour de leurs appareils de TEMP-TDM. Dans toutes les provinces et territoires possédant la modalité, les appareils de TEMP-TDM étaient utilisés en moyenne de 7 à 10,8 heures par jour, selon la province (annexe D, Tableau 22). Cinquante-six pour cent des appareils étaient utilisés moins de 8 heures par jour, 34,5 % étaient utilisées de 8 à moins de 12 heures par jour et 9,2 % des appareils étaient utilisés de 12 à moins de 18 heures par jour. Aucun n’établissement n’en faisait l’utilisation 24 heures (annexe D, tableau 23). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Quatre-vingt-sept des 157 établissements ont déclaré des données concernant le nombre moyen d’heures d’utilisation par semaine de leurs appareils de TEMP-TDM. Dans toutes les provinces et territoires possédant la modalité, les appareils de TEMP-TDM étaient utilisés en moyenne de 35 à 54 heures par semaine (annexe D, Tableau 24). Cinquante-six pour cent des appareils étaient utilisés moins de 20 heures par semaine, 32,2 % étaient utilisés de 40 à moins de 60 heures par semaine, 9,2 % étaient utilisés de 60 à moins de 80 heures par semaine et 2,3 % des appareils étaient utilisés de 80 à moins de 120 heures par semaine. Neuf établissements ont déclaré qu’au moins un de leurs appareils était utilisé les fins de semaine (annexe D, tableau 25). Nous n’avons pas fait la distinction entre l’utilisation planifiée et l’utilisation au besoin pour cette question.

Modes d’utilisation des appareils de TEMP-TDM

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total d’utilisation pour les fins cardiaques, les fins non cardiaques, la recherche et les utilisations à d’autres fins. La répartition par catégorie d’utilisation était disponible pour 55 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEMP-TDM était aux fins non cardiaques, 78,1 % (l’utilisation pour chacun des établissements variait de 15 % à 100 %), suivies par les fins cardiaques, 21,6 % (variant de 0 % à 85 %) et les autres fins, 0,2 % (variant 0 % à 10 %). Les détails sont présentés en annexe D, tableau 26.

Les répondants à l’enquête étaient invités à fournir le pourcentage total par domaine. Pour les appareils de TEMP-TDM, les catégories comprenaient les domaines suivants : oncologie, cardiologie, l’hépatologie, la rhumatologie, le système lymphatique, la physiatrie-orthopédie, la neurologie, la pneumologie, la thyroïde et les autres fins. La répartition était fournie pour 15 établissements. En moyenne, le plus haut pourcentage d’utilisation des appareils de TEMP-TDM était aux fins cardiaques, 35,7 % (l’utilisation par établissement variant de 0 % à 100 %), suivi par les fins oncologiques, 25,3 % (variant de 0 % à 100 %), les fins musculosquelettiques (physiatrie-orthopédie), 18,7 % (variant de 0 % à 90 %) et les fins respiratoires (pneumologie), 4,7 % (variant de 0 à 19 %). Les détails sont présentés en Annexe D, tableau 27. Étant donné le faible taux de réponse, les données pourraient ne pas être représentatives de tous les établissements, comme le laisse croire la différence entre l’utilisation aux fins cardiaques présentée ici et la répartition pour les fins cardiaques, non cardiaques et les autres fins.

Caractéristiques techniques des appareils de TEMP-TDM

Le nombre de détecteurs à tranches multiples (coupes) a été déclaré pour 132 appareils, et le nombre de têtes de détecteurs pour 116 appareils. Le nombre de coupes variait de 1 à 40, le nombre le plus fréquent étant de quatre (31,8 %), suivi d’une (20,5 %) et 16 coupes (19,7 %). Une grande majorité d’appareils (94,8 %) était équipée de deux têtes de détection, et les autres avaient une ou trois têtes. Les informations concernant l’angle de champ ont été recueillies pour 91 appareils de TEMP-TDM. L’angle de champ le plus fréquent était le multiusage (94,5 %), et les cinq autres appareils utilisaient un angle de champ spécialisé (1,1 %),normal polyvalent (1,1 %) et d’autres types d’angles de champ (3,3 %). Les renseignements concernant quatre-vingt-six des appareils comprenaient des précisions sur le logiciel utilisé pour la production d’images. Un tiers (32,6 %, 28/86) des appareils de TEMP-TDM utilisaient un logiciel dédié spécialisé pour la production d’images, et les autres appareils (67,4 %) utilisaient un logiciel de reconstruction itérative. Des 106 appareils pour lesquels nous avions de l’information concernant le fait qu’ils étaient restreints à l’imagerie cardiaque ou utilisés pour de multiples usages ou de l’imagerie non cardiaque, une faible minorité des appareils  7,5 % (8/106)  étaient restreints aux fins cardiaques, et les autres appareils (92,5 %, soit 98/106) étaient utilisés pour de multiples usages ou pour de l’imagerie non cardiaque. Finalement, pour 95 appareils, nous avions de l’information indiquant que la composante TDM des appareils de TEMP-TDM était utilisée en tant qu’appareil de TDM indépendant. De ce nombre, 12,6 % (12/95) des appareils de TEMP-TDM fonctionnent en tant qu’appareil de TDM indépendant, ce qui permet une capacité supplémentaire de TDM dans certains établissements.

L’enquête a aussi recueilli de l’information concernant les fonctions visant la gestion de la radiosécurité. L’information sur le nombre d’appareils équipés de contrôles de gestion de la dose était disponible pour 92 appareils, dont les deux tiers (63 %, 58/92) possédaient ces systèmes de contrôle. Les informations sur l’utilisation des contrôles de gestion de la dose étaient disponibles pour 46 appareils, desquels 84,8 % (39/46) utilisaient ces contrôles. Les données pour les autres étaient manquantes. L’information concernant l’intégration de techniques de reconstruction d’images pour la réduction de la dose était disponible pour 79 appareils. Un peu plus de la moitié (55,7 %, 44/79) intégraient des techniques de reconstruction d’images pour la réduction de la dose. En ce qui concerne l’enregistrement de la dose de radiation des patients par examen, nous avons reçu des informations pour 95 appareils, et il a été déclaré que 61,1 % (58/95) des appareils avaient cette fonction.

Résultats-Système d’archivage et de transmission d’images (PACS)

Des 251 établissements (sur un total de 443), répartis dans 13 provinces ou territoires qui ont déclaré avoir accès à des PACS, 33,2 % ont un accès provincial/territorial, 38,5 % ont un accès régional et 28,3 % ont un accès local.

Les images des PACS étaient le plus souvent accessibles par les médecins traitants hors du service d’imagerie, avec un accès offert dans tous les établissements ayant un accès provincial/territorial ou régional, et 90,1 % (64/71) des établissements ayant un accès local/institutionnel. L’accès aux images PACS par l’entremise d’un réseau de soins de santé provincial, sans nécessiter l’envoi manuel des images d’aucune modalité ou d’aucun lieu, était aussi possible pour 97,9 % (94/96) des établissements ayant un accès provincial/territorial, 63,9 % (53/83) des établissements ayant un accès régional et 68,6 % (48/70) des établissements ayant un accès local (institutionnel).

Certains établissements qui ne disposaient pas de l’une des modalités données avaient accès aux images de cette modalité produites ailleurs. Le tableau 18 montre la relation  entre les modalités disponibles et l’état des PACS pour tous les établissements et les modalités pour lesquels nous possédons des données.  

Tableau 17 : Disponibilité des modalités et des images par PACS (pourcentage des établissements) en 2017
Modalité et état des PACS TDM IRM TEP-TDM TEP-IRM TEMP TEMP-TDM
À l’établissement, sur PACS 91,3 62,1 12,5 0 33,0 38,9
À l’établissement, pas sur PACS 1,2 4,7 2,3 0 13,8 10,6
Pas à l’établissement, sur PACS 1,2 4,7 3,7 50 5,4 3,0
Pas à l’établissement, pas sur PACS 6,3 28,5 81,5 50 47,8 47,4

TDM = tomodensitométrie; IRM = imagerie par résonance magnétique, PACS = système d’archivage et de transmission d’images; TEP = tomographie par émission de positons; TEP-TDM = tomographie par émission de positons-tomodensitométrie; TEP-IRM = tomographie par émission de positons-imagerie par résonance magnétique; TEMP = tomographie par émission monophotonique; TEMP-TDM = tomographie par émission monophotonique-tomodensitométrie.

Résultats-Pertinence des requêtes reçues

En réponse à la question cherchant à savoir si leur établissement avait un processus visant à déterminer la pertinence des requêtes reçues, 83,2 % des 179 établissements ont répondu « oui », et 16,8 % ont répondu « non ».

Résultats-Les données canadiennes comparées aux données internationales

La disponibilité des données sur le dénombrement des appareils et leur usage a permis la comparaison des données canadiennes que nous avons recueillies avec les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) 12-15. Nous avons utilisé la dernière observation reportée pour tous les pays afin d’imputer les valeurs comparatives avec les données de l’ICIM 2017. Les années de comparaison étaient 2014 et 2016.

Tomodensitométrie

Selon les résultats de notre enquête, et en incluant les données fournies par les valideurs et la recherche documentaire complémentaire, le Canada se classerait en dessous d’environ le tiers des pays de l’OCDE pour lesquels des données ont été recueillies par l’OCDE en ce qui concerne le nombre d’appareils de TDM par million d’habitants15. Une position semblable à celle de la dernière enquête (figure 10). Les données comparatives sont les dernières déclarées pour chacun des pays, jusqu’en 2016.

Figure 10 : Comparaison des données canadiennes avec les données internationales relatives à la TDM — Nombre total d’appareils par million d’habitants

BRA = Brésil; AUS = Australie; AUT = Autriche; CAN = Canada; CHE = Suisse; CHL = Chili; CZE = République tchèque; DEU = Allemagne; DNK = Danemark; ESP = Espagne; EST = Estonie; FIN = Finlande; FRA = France; GBR = Grande-Bretagne; GRC = Grèce; HUN = Hongrie; IRL = Irelande; ISL = Islande; ISR = Israël; ITA = Italie; JPN = Japon; KOR = Corée du Sud; LTU = Lithuanie; LUX = Luxembourg; LVA = Lettonie; MEX = Mexique; NLD = Pays-Bas; NZL = Nouvelle-Zélande; POL = Pologne; RUS = Russie; SVK = Slovaquie; SVN = Slovénie; TUR = Turquie.

Les données de l’enquête de l’ICIM 2017 (carré rouge) sont comparées aux dernières données de chacun des pays comparatifs, jusqu’en 2016.

Selon le nombre total d’examens réalisés au cours du dernier exercice financier fourni par les valideurs provinciaux, le Canada figure à la moitié du tiers des pays pour lesquels des données sur les examens de TDM ont été recueillies par l’OCDE13, une position semblable à celle de l’enquête de 2015 (figure 11). Les données d’examens concernent les établissements financés par l’état seulement. Les données comparatives sont les dernières déclarées pour chacun des pays, jusqu’en 2016.

Figure 11 : Comparaison des données canadiennes et internationales relatives à la TDM : nombre total d’examens par millier d’habitants

BRA = Brésil; AUS = Australie; AUT = Autriche; CAN = Canada; CHE = Suisse; CHL = Chili; CZE = République tchèque; DEU = Allemagne; DNK = Danemark; ESP = Espagne; EST = Estonie; FIN = Finlande; FRA = France; GBR = Grande-Bretagne; GRC = Grèce; HUN = Hongrie; IRL = Irelande; ISL = Islande; ISR = Israël; ITA = Italie; JPN = Japon; KOR = Corée du Sud; LTU = Lithuanie; LUX = Luxembourg; LVA = Lettonie; MEX = Mexique; NLD = Pays-Bas; NZL = Nouvelle-Zélande; POL = Pologne; RUS = Russie; SVK = Slovaquie; SVN = Slovénie; TUR = Turquie.

Les données de l’enquête de l’ICIM 2017 (carré rouge) sont comparées aux dernières données de chacun des pays comparatifs, jusqu’en 2016.

Imagerie par résonance magnétique

Selon les données fournies par les valideurs, le Canada se classerait au milieu du tiers des pays de l’OCDE pour lesquels des données ont été recueillies par l’OCDE en ce qui concerne le nombre d’appareils d’IRM14. Une position semblable à celle de celle de 2015 (Figure 10). Les données comparatives sont les dernières déclarées pour chacun des pays, jusqu’en 2016.

Figure 12 : Comparaison des données canadiennes et internationales pour l’IRM : nombre total d’appareils par million d’habitants

BRA = Brésil; AUS = Australie; AUT = Autriche; CAN = Canada; CHE = Suisse; CHL = Chili; CZE = République tchèque; DEU = Allemagne; DNK = Danemark; ESP = Espagne; EST = Estonie; FIN = Finlande; FRA = France; GBR = Grande-Bretagne; GRC = Grèce; HUN = Hongrie; IRL = Irelande; ISL = Islande; ISR = Israël; ITA = Italie; JPN = Japon; KOR = Corée du Sud; LTU = Lithuanie; LUX = Luxembourg; LVA = Lettonie; MEX = Mexique; NLD = Pays-Bas; NZL = Nouvelle-Zélande; POL = Pologne; RUS = Russie; SVK = Slovaquie; SVN = Slovénie; TUR = Turquie.

Les données de l’enquête de l’ICIM 2017 (carré rouge) sont comparées aux dernières données de chacun des pays comparatifs, jusqu’en 2016.

Selon le nombre total d’examens réalisés au cours du dernier exercice financier fourni par les valideurs provinciaux, le Canada figure sous la barre des 50 % des pays pour lesquels des données sur les examens d’IRM par millier d’habitants ont été recueillies par l’OCDE12, une position semblable à celle de l’enquête de 2015 (figure 12). Les données d’examens concernent les établissements financés par l’état seulement. Les données comparatives sont les dernières déclarées pour chacun des pays, jusqu’en 2016.

xamination data are for publicly funded sites only.

Figure 13 : Comparaison des données canadiennes et internationales pour l’IRM : nombre d’examens par exercice financier par 1 000 habitants

BRA = Brésil; AUS = Australie; AUT = Autriche; CAN = Canada; CHE = Suisse; CHL = Chili; CZE = République tchèque; DEU = Allemagne; DNK = Danemark; ESP = Espagne; EST = Estonie; FIN = Finlande; FRA = France; GBR = Grande-Bretagne; GRC = Grèce; HUN = Hongrie; IRL = Irelande; ISL = Islande; ISR = Israël; ITA = Italie; JPN = Japon; KOR = Corée du Sud; LTU = Lithuanie; LUX = Luxembourg; LVA = Lettonie; MEX = Mexique; NLD = Pays-Bas; NZL = Nouvelle-Zélande; POL = Pologne; RUS = Russie; SVK = Slovaquie; SVN = Slovénie; TUR = Turquie.

Les données de l’enquête de l’ICIM 2017 (carré rouge) sont comparées aux dernières données de chacun des pays comparatifs, jusqu’en 2016.

Discussion

Conclusions générales

Les résultats de cette enquête pancanadienne sont fondés sur les réponses fournies par des établissements de soins de santé de tout le pays, combinées à des données historiques provenant d’enquêtes précédentes et aux données des valideurs provinciaux.  

Type d’établissements

La plupart des établissements participants étaient des hôpitaux publics, des hôpitaux communautaires et des centres de soins tertiaires situés dans les centres urbains. Le nombre de cliniques indépendantes variait d’une province à l’autre, selon les politiques et le financement en place dans les provinces. Certaines provinces utilisent l’orientation vers des cliniques indépendantes pour gérer les temps d’attente. Les établissements répondants étaient surtout situés en centres urbains; seulement un peu plus du quart des établissements étaient situés en zone rurale, et un plus petit nombre encore en région éloignée. Les données sur les milieux sont incomplètes étant donné que les établissements qui étaient potentiellement situés en région éloignée n’ont pas répondu à cette question précise. Certains établissements situés près des zones rurales sont desservis par des appareils mobiles (particulièrement en ce qui concerne les appareils de TDM ou d’IRM) partagés entre plusieurs établissements.

Modalités et nombre d’appareils

Parmi les modalités incluses dans l’enquête, la TDM est celle qui est la plus répandue et elle présente le plus grand nombre d’appareils et le plus grand volume d’utilisation (en fonction du nombre d’examens et des heures d’utilisation); elle est suivie par l’IRM. Toutes les provinces et tous les territoires possèdent au moins un appareil de TDM; toutes les provinces et le Yukon possèdent au moins un appareil d’IRM; et toutes les provinces possèdent au moins un appareil de TEMP ou de TEMP-TDM. Aucun des territoires ne possède d’appareil de TEMP ou de TEMP-TDM. Neuf provinces ont des appareils de TEP-TDM en usage clinique. Une province, l’Ontario, possède un appareil de TEP-IRM.

Variation dans le nombre d’examens et d’heures d’utilisation

Pour cette édition de l’ICIM, nous avons reporté les données provinciales des valideurs pour le sommaire final, bien que nous ayons aussi recueilli des données par établissement concernant le nombre d’examens et que nous ayons utilisé ces informations pour l’imputation lorsque les données des valideurs n’étaient pas disponibles. Dans certains cas, il y avait une différence importante entre les données recueillies par l’enquête (que l’imputation soit réalisée ou non) et les données fournies par les valideurs. Les données concernant les heures d’utilisation par semaine, par jour, sur 24 heures et la fin de semaine étaient recueillies par l’entremise de l’enquête. Comme dans l’enquête de 2015, il y a eu une variation importante dans les données recueillies auprès des valideurs et les données recueillies par l’enquête en ce qui concerne le nombre d’examens, le nombre d’heures d’utilisation (par semaine ou par jour), et l’utilisation 24 heures ou les fins de semaine d’une province ou d’un territoire à l’autre, et au sein même de ces derniers. Certaines de ces variations pourraient être attribuées à la disponibilité des appareils, à la disponibilité des opérateurs et des cliniciens et à l’âge des appareils. Les variations régionales dans la pratique, les lignes directrices, l’adhésion aux lignes directrices et la cueillette des données peuvent aussi avoir joué un rôle.

Variation dans les modes d’utilisation de l’ensemble des modalités

De même que pour l’édition précédente, nous avons recueilli des données sur la répartition de l’utilisation entre les fins cardiaques, non cardiaques, de recherche et les autres catégories d’utilisation. De plus, nous avons recueilli pour cette édition des données plus détaillées sur la répartition de l’utilisation par domaine clinique. Toutes les modalités étaient principalement utilisées pour des fins non cardiaques, bien que la TEMP et la TEMP-TDM présentaient une plus grande utilisation pour des fins cardiaques. Parmi les disciplines médicales, l’oncologie, la physiatrie-orthopédie et la neurologie étaient les principaux domaines pour lesquels toutes les modalités d’imagerie étaient utilisées, à l’exception de la TEP-TDM, qui était presque uniquement utilisée pour l’oncologie, et en faible proportion pour l’imagerie neurologique. Le cancer, les blessures, les maladies musculosquelettiques dégénératives et les blessures ou maladies neurologiques sont les maladies conduisant le plus fréquemment à l’utilisation de ces modalités. La TEP-IRM est actuellement utilisée uniquement aux fins de recherche.

Rappelons que nous nous sommes concentrés sur l’imagerie aux fins cliniques dans notre choix de répondants à l’enquête; par conséquent, l’imagerie aux fins de recherche pourrait être sous-représentée. Dans les grands centres, les établissements de recherche en imagerie médicale peuvent être séparés de l’imagerie clinique (diagnostique ou d’intervention), et le sondage ainsi que sa validation peuvent ne pas refléter tous les appareils principalement utilisés aux fins de recherche. Les autres usages peuvent avoir été relevés, mais non catégorisés sous « autres fins », comme les recherches portant sur les animaux ou l’imagerie vétérinaire, bien que le pourcentage sous la catégorie « autres » soit faible.

Âge des appareils d’imagerie médicale

En utilisant l’information présentée au tableau 6, des comparaisons directes peuvent être faites au sujet de l’âge des appareils au Canada et l’âge des appareils d’imagerie figurant dans les lignes directrices publiées par l’Association canadienne des radiologistes (ACR) 19 et par le Comité européen de coordination de l’industrie radiologique et électromédicale (COCIR) 20.

Les lignes directrices de l’ACR19 proposent des espérances de vie pour les appareils d’imagerie médicale selon l’usage, qui peut être classé comme élevé, moyen ou faible, selon le nombre d’examens par année. Pour les cinq modalités pour lesquelles nous avons de l’information sur l’âge des appareils dans l’ICIM (TDM, IRM, TEP-TDM, TEMP et TEMP-TDM), les lignes directrices de l’ACR proposent des espérances de vie de 8, 10 et 12 ans respectivement pour l’usage élevé, moyen et faible des appareils. Lorsque les données de l’ICIM sont comparées à l’espérance de vie de l’ACR pour les appareils avec usage moyen (par exemple), 25,7 % des appareils de TDM, 30 % des appareils d’IRM, 15,8 % des appareils de TEP-TDM, 57,5 % des appareils de TEMP et 12,4 % des appareils de TEMP-TDM ont 11 ans ou plus (selon les données du sondage), alors que les lignes directrices de l’ACR recommandent une durée de vie de 10 ans pour un dispositif d’usage moyen. Les lignes directrices recommandent aussi que la durée de vie et la pertinence clinique pour tout appareil médical ne dépassent pas 15 ans. L’âge des appareils de TEP-TDM, la plus récente modalité à être utilisée en usage clinique, est conforme à ces recommandations, ce qui laisse croire que la transition de la TEP vers la TEP-TDM est complétée. Deux pour cent (2,4 %) des appareils de TDM, 3,5 % des appareils d’IRM et 0,5 % des appareils de TEMP-TDM ont plus de 15 ans, et un important pourcentage (21,4 %) des appareils de TEMP sont au-delà des recommandations de durée de vie de l’ACR. La tendance à long terme suggère que les appareils de TEMP sont progressivement mis à jour ou remplacés par des appareils de TEMP-TDM8,10,11,21. La maturité et la stabilité de la technologie et le manque de mesure d’incitation ou d’obstacles à la mise à jour pourraient être des facteurs influençant le prolongement de l’utilisation des appareils de TEMP.

Les lignes directrices du COCIR20 contiennent trois « règles d’or » visant à évaluer l’âge des appareils médicaux et à éclairer les décisions d’acquisition, créant ainsi un profil d’âge qui vise à équilibrer la conservation des appareils actuels avec le besoin de maintenir des systèmes de soins de santé efficients :

  • Au moins 60 % des appareils d’imagerie devraient avoir cinq ans ou moins. Aucune des modalités d’imagerie ne répond à ce critère, puisque 34 % des appareils de TDM, 36,4 % des appareils d’IRM, 31,6 % des appareils de TEP-TDM, 12,9 % des appareils de TEMP et 39,5 % des appareils de TEMP-TDM ont cinq ans ou moins.
  • Pas plus de 30 % des appareils d’imagerie devraient avoir entre 6 et 10 ans. Seulement la TEMP répond à ce critère, et, comme décrit précédemment, les appareils de TEMP sont plus âgés. Dans l’ensemble, 40,3 % des appareils de TDM, 33,5 % des appareils d’IRM, 52,6 % des appareils de TEP-TDM, 29,6 % des appareils de TEMP et 48,1 % des appareils de TEMP-TDM ont entre 6 et 10 ans.
  • Pas plus de 10 % des appareils devraient être âgés de plus de 10 ans. Aucune des modalités ne respecte ce critère, puisque 25,7 % des appareils de TDM, 30,1 % d’IRM, 15,7 % des appareils de TEP-TDM, 57,5 % des appareils de TEMP et 12,4 % des appareils de TEMP-TDM ont plus de 10 ans.

L’ACR est une association médicale professionnelle ayant des partenariats avec l’industrie au Canada, donc ses recommandations sont mieux informées de la pratique canadienne et du paysage des soins de santé au Canada. Le COCIR est une organisation européenne représentant des fabricants d’appareils d’imagerie diagnostique, et par conséquent ses recommandations peuvent être moins pertinentes pour le contexte canadien. Dans l’ensemble, les appareils d’imagerie au Canada semblent tendre à être plus vieux que le profil recommandé, mais comme l’indiquent les lignes directrices de l’ACR, la durée de vie dépend de la mesure de l’utilisation. Nous ne possédons pas de données d’examens par appareil, puisque nous avons demandé le nombre moyen d’examens pour tous les appareils par établissement. De plus, le nombre d’examens n’est pas disponible pour plusieurs établissements.

Accessibilité aux systèmes PACS

La plupart des établissements qui possèdent des appareils pour une modalité sur place archivent aussi des images de PACS pour ces modalités, et une minorité des établissements sans appareil avaient accès aux images PACS pour ces modalités. Nous ne savons pas quelle forme d’archivage est utilisée dans les établissements où les systèmes PACS ne sont pas utilisés ni la façon dont les images sont partagées avec les médecins traitants et les consultants.

Différences d’un territoire ou d’une province à l’autre

Influence de la géographie

L’enquête était limitée aux six modalités d’imagerie médicale avancées établies par les experts comme celles présentant le plus d’intérêt, et ces modalités sont concentrées dans les principaux centres urbains des provinces et territoires possédant les populations les plus importantes. Les plus grandes provinces — l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec — présentent la plus grande variété de modalités et le plus grand nombre d’appareils individuels; elles sont suivies par le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan, qui ont un nombre relativement modeste d’appareils. Les provinces et territoires possédant le plus petit nombre d’appareils sont les territoires et l’Île-du-Prince-Édouard.

Le nombre d’appareils par million d’habitants est plus cohérent entre les différentes provinces que le nombre total d’appareils par habitant, mais cette mesure ne tient pas compte de la répartition de la population dans les provinces et territoires respectifs. Pour illustrer le défi de la répartition géographique, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut possèdent chacun un seul appareil de TDM qui dessert l’ensemble de la région (22,53 et 26,69 appareils par million d’habitants, respectivement). Le Québec, une province d’une superficie comparable, possède 163 appareils (19,47 appareils par million d’habitants), situés surtout dans le sud de la province.

Certaines des plus petites provinces et certains des plus petits territoires présentent un manque d’accès à la plupart des modalités, et l’accès peut dépendre de partenariats interprovinciaux et interterritoriaux, de la capacité et de la volonté des patients à voyager et de l’intégration de services en télémédecine.

Structures de financement

Un aspect de la pratique en imagerie médicale que l’enquête n’a pas permis de sonder était les différences potentielles dans les structures de financement entre les provinces et territoires, tout particulièrement en ce qui concerne les partenariats privés-publics22,23, ainsi que le partage des couts entre les provinces et territoires (par exemple, Ontario/Manitoba)24. Selon les commentaires fournis par les répondants à l’enquête, il peut y avoir des soins de patients sur une base interprovinciale ou interterritoriale, ainsi qu’une orientation des patients figurant sur la liste d’attente vers des cliniques privées. Dans chacun de ces scénarios, on ne sait pas si les fonds privés ou publics sont utilisés pour couvrir les couts engendrés par l’imagerie et les soins. Les cadres règlementaires encadrant la gouvernance du fonctionnement des établissements privés peuvent aussi différer entre les provinces et les territoires25 et pourraient influencer le type de modalité d’imagerie, ainsi que le nombre et le mode d’utilisation des cliniques privées.  

Personnel qualifié

La disponibilité du personnel formé pour réaliser et interpréter les examens d’imagerie peut aussi contribuer à certaines des variations observées entre les divers établissements. Un centre de formation universitaire, des établissements de recherche et de vastes établissements de soins de santé qui fournissent des occasions de carrière pourraient être nécessaires afin d’attirer les cliniciens, technologues, techniciens et autres membres du personnel de soutien (spécialistes de la radiosécurité et physiciens en médecine nucléaire). Les centres éloignés ou ruraux pourraient faire face à des défis concernant l’embauche et le maintien en poste de professionnels hautement qualifiés, ou la prestation de formation et de formation continue aux membres du personnel en place26. Comme la télémédecine et les technologies mobiles évoluent, il pourrait y avoir des occasions d’amélioration de l’accessibilité par l’entremise d’une combinaison de ces innovations.

Impact de l’accessibilité sur les temps d’attente

Les temps d’attente en imagerie médicale sont la cause de préoccupations constantes au Canada27. Alors que des stratégies provinciales visent à réduire les temps d’attente pour ces services, les patients canadiens doivent attendre encore beaucoup plus longtemps que les temps d’attentes ciblés28,29. Dans l’ensemble, les temps d’attente ont augmenté pour la TDM et l’IRM (les seules modalités pour lesquelles les temps d’attente sont consignés et qui sont pertinentes pour ce rapport) au cours des cinq dernières années. L’ACR recommande que les temps d’attente maximaux pour l’IRM et la TDM soient de 24 heures pour les situations d’urgence ou qui posent une menace pour la vie, de sept jours pour les situations urgentes, de 30 jours pour les situations semi-urgentes et de 60 jours pour les situations non-urgentes27. La médiane des temps d’attentes pour les IRM électives jugées médicalement nécessaires est plus longue (10,8 semaines) que pour la TDM (4,1 semaines), et il existe des variations entre les provinces et les territoires, puisque la moitié des patients subissent un examen d’IRM à l’intérieur de 33 à 84 jours et un examen de TDM à l’intérieur de 6 à 34 jours28,29. Tout comme le temps d’attente qui a augmenté, il en va de même pour le nombre d’examens réalisés par des radiologistes, avec une augmentation de 75 % du nombre d’examens de TDM et une augmentation de 82 % des examens d’IRM au cours de la dernière décennie. Nos constatations indiquent que chacun des appareils d’imagerie est utilisé en moyenne de 8 à 13,3 heures par jour pour la TDM et de 9 à 16,2 heures par jour pour l’IRM, ce qui laisse croire à une capacité supplémentaire d’examens avec les appareils en place, plutôt qu’à la nécessité d’investir dans de nouveaux appareils, qui se révèle être une stratégie courante utilisée pour réduire les temps d’attente30. Cela ne pourra pas, cependant, améliorer l’accès dans les régions où il n’y a aucun appareil d’imagerie médicale ni régler les contraintes causées par le financement de l’imagerie et la disponibilité des radiologues, techniciens et employés de soutien.

Tendances dans le temps

Résumé général

Chacune des modalités d’imagerie médicale, à l’exception de la TEMP, a connu une croissance au cours des dix dernières années au Canada, tant en ce qui concerne le nombre d’appareils que le nombre d’appareils par million d’habitants (Figure 14). Les figures de 2017 sont tirées des données de ce rapport, et les figures de 2007 sont tirées d’un rapport de l’lCIS publié en 200711. La croissance la plus rapide est survenue avec la modalité hybride TEMP-TDM, suivie de la TEP-TDM et de l’IRM. La modalité d’imagerie la plus répandue au Canada, qui est aussi la seule modalité d’imagerie présente dans toutes les provinces et territoires (TDM) a connu la plus faible croissance de toutes les modalités d’imagerie, avec 35 % au cours de la dernière décennie. Cette lente croissance, comparativement aux autres modalités d’imagerie, peut être liée au fait que le marché de TDM est possiblement déjà saturé au Canada. Selon les données présentées dans l’ICIM 2017, 53 % des appareils de TDM installés au cours des cinq dernières années étaient des remplacements, comparativement à 17 % pour les appareils d’IRM.

En 2006–2007, la TEMP était la modalité d’imagerie la plus répandue, avec 603 appareils dans 10 provinces ou territoires10. En 2016–2017, le nombre d’appareils de TEMP est descendu à 330 dans neuf provinces ou territoires. La diminution de 45 % peut être associée à l’adoption rapide de la modalité de TEMP-TDM. Pour chacune des modalités, environ 60 % de la croissance peut être attribuée à deux provinces, soit le Québec et l’Ontario. La TEP-IRM n’a pas encore pris toute sa place.

Les données d’examen pour 2006–2007 ont été rapportées seulement pour la TDM et l’IRM. Le nombre d’examens a augmenté de 75 % et de 82 %, respectivement, pour les deux modalités, et le nombre d’examens par mille habitants a augmenté de 48 % et de 63 %, respectivement.

Figure 14 : Changements dans le nombre d’appareils par habitant entre 2007 et 2017 pour les appareils de TDM, IRM, TEP-TDM, TEMP et TEMP-TDM

Tomodensitométrie

La TDM est la seule modalité d’imagerie examinée dans ce rapport qui est présente dans toutes les provinces et tous les territoires. Il y avait 419 appareils de TDM au Canada en 2006–200710, comparativement à 561 en 2016–2017, ce qui représente une augmentation de 34 % au cours des 10 dernières années. Il y a au moins un appareil de TDM et jusqu’à un maximum de 184 appareils de TDM par province ou territoire en 2016–2017, comparativement à ce qu’il y avait il y a 10 ans, alors que 12 provinces et territoires avaient entre 1 et 130 appareils de TDM chacun. Tant pour 200710 que pour 2017, 60 % de tous les appareils de TDM étaient situés dans les provinces les plus densément peuplées, soit l’Ontario le Québec.

Au cours des 10 dernières années, la croissance du nombre d’appareils de TDM a dépassé la croissance de la population, et la plus grande augmentation du nombre d’appareils est survenue à Terre-Neuve-et-Labrador (de 21,6 appareils par million d’habitants10 à 30,2 appareils par million d’habitants) et au Québec (de 15,5 appareils par million d’habitants10 à 19,5 appareils par million d’habitants). Le nombre d’appareils de TDM par million d’habitants a diminué dans cinq provinces ou territoires, puisque le nombre d’appareils de TDM est demeuré inchangé alors que la population a augmenté. Pour l’ensemble du Canada, le nombre d’appareils de TDM par million d’habitants est passé de 12,8 par million d’habitants en 2006–200710 à 15,4 appareils de TDM par million d’habitants en 2016–2017.

Il y a eu 3 380 597 examens de TDM financés par l’état au Canada en 2006–200710, contre 5 611 107 en 2016–2017, ce qui représente une augmentation de 75 % sur dix ans. Six provinces et territoires (Colombie-Britannique, Ontario, Québec, Île-du-Prince-Édouard, Yukon, et les Territoires du Nord-Ouest) ont connu un taux d’augmentation de 60 % ou plus du nombre d’examens. Dans l’ensemble du pays, le nombre total d’examens de TDM par 1 000 habitants est passé de 103,3 à 153, ce qui représente une augmentation de 48 % au cours des dix dernières années.

Imagerie par résonance magnétique

Parmi les modalités d’imagerie figurant dans le présent rapport, l’IRM est la deuxième modalité comportant le plus grand nombre d’appareils. Il y avait 222 appareils d’IRM répartis dans 10 provinces et territoires en 2006–200710 comparativement à 366 dans 11 provinces et territoires en 2016–2017, ce qui représente une augmentation de 65 % au cours des dix dernières années. Les deux provinces ou territoires qui n’ont pas d’IRM sont ceux dont les populations sont les moins nombreuses au Canada. Environ 60 % de tous les appareils d’IRM sont situés en Ontario et au Québec, tout comme en 2006–2007.

Le nombre d’appareils d’IRM par million d’habitants a augmenté pour toutes les provinces et tous les territoires qui possédaient la modalité d’IRM au cours des dix dernières années, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, où le nombre d’appareils reste inchangé malgré une croissance de 9 % de la population. Les provinces qui ont connu la plus forte croissance d’appareils d’IRM par million d’habitants — Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, et Saskatchewan — ont doublé leur nombre d’appareils d’IRM au cours des dix dernières années. Dans l’ensemble du Canada, le nombre d’appareils d’IRM a augmenté, passant de 6,8 par million d’habitants en 2006–200710 à 10 appareils d’IRM par million d’habitants en 2016–2017.

En 2016–2017, le nombre d’examens d’IRM réalisés au Canada était plus élevé dans toutes les provinces et tous les territoires comparativement à la période 2006–2007. Environ 1 million d’examens d’IRM ont été réalisés au Canada en 2006–2007,10 comparativement à 1 855 110 en 2016–2017, ce qui représente une hausse de 82 % sur 10 ans. En 2016–2017, l’Ontario a réalisé 47 % de tous les examens d’IRM, comparativement à 44 % de tous les examens d’IRM en 2006–2007. Pour l’ensemble du Canada, le nombre d’examens d’IRM par 1 000 habitants est passé de 31,210 à 51, une augmentation de 63 %.

Tomographie par émission de positons et tomographie par émission de positons-tomodensitométrie

Il y avait 21 appareils de TEP-TDM au Canada en 2006–200710, comparativement à 51 en 2016–2017, ce qui représente une augmentation de 65 % au cours des dix dernières années. Il y avait des appareils de TEP-TDM dans neuf provinces ou territoires en 2016–2017, comparativement à six provinces ou territoires dix ans auparavant10. Les provinces et territoires ne possédant pas d’appareils de TEP-TDM sont les provinces et territoires ayant les populations les moins nombreuses. Environ 74 % de tous les appareils de TEP-TDM étaient en Ontario et au Québec en 2006–2007, et il n’y a aucun changement au tableau en 2016–2017.

Sur le plan national, le nombre d’appareils de TEP-TDM a connu une croissance, passant de 0,9 par million d’habitants en 2006–200710 à 1,4 par million d’habitants en 2016–2017. Sept provinces et territoires ont connu une légère augmentation du nombre d’appareils de TEP-TDM par million d’habitants au cours des dix dernières années. Une province ou un territoire a connu un léger déclin du nombre d’appareils par million d’habitants.

Tomographie par émission monophotonique

La TEMP est la seule modalité d’imagerie médicale examinée dans ce rapport qui a connu une décroissance au cours des dix dernières années. En 2006–2007, la TEMP était la modalité d’imagerie la plus répandue au Canada, avec 603 appareils répartis dans 10 provinces ou territoires10. Dix ans plus tard, il y avait 330 appareils de TEMP réparties dans neuf provinces ou territoires, ce qui représente une diminution totale 45 %. Le nombre d’appareils de TEMP peut être plus faible que le nombre rapporté puisque certaines provinces ou certains territoires ont inclus les procédés d’images planaires dans ce nombre.

Dans l’ensemble du Canada, la TEMP a connu une baisse au cours des dix dernières années, passant de 18,4 par million d’habitants en 2006–200710 à 9 par million d’habitants en 2016–2017. Le déclin de la TEMP pourrait être attribué à son remplacement graduel par la TEMP-TDM. En 2006–2007, on retrouvait en Ontario et au Québec 67 % de tous les appareils de TEMP, comparativement à 71 % en 2016–2017.

Tomographie par émission monophotonique — tomodensitométrie

La TEMP-TDM se distingue de toutes les autres modalités d’imagerie présentées dans ce rapport, en ce sens qu’elle a connu une croissance rapide et significative au cours des dix dernières années comparativement aux autres modalités. En 2006–2007, il y avait 35 appareils de TEMP-TDM dans cinq provinces ou territoires10, comparativement à 261 appareils de TEMP-TDM répartis dans 10 provinces ou territoires en 2016–2017, ce qui représente une augmentation de 646 % au cours de la dernière décennie. L’Ontario et le Québec possédaient 58 % de tous les appareils de TEMP-TDM en 2016–2017, comparativement à 80 % en 2006–2007.

Par conséquent, le nombre d’appareils de TEMP-TDM est passé de 1 par million d’habitants en 2006–200710 à 7,3 par million d’habitants en 2016–2017.

Sécurité appropriée en imagerie et en radiation

Il existe une préoccupation croissante concernant les dangers potentiels pour la santé liés aux examens d’imagerie qui utilisent de la radiation31. L’attention est principalement portée sur les examens de TDM puisque la TDM est responsable de la majorité de la radiation totale reçue par les patients de toutes les modalités d’imagerie31, bien que les modalités d’imagerie hybrides qui utilisent la TDM contribuent aussi pour une large part à la dose de radiation individuelle reçue par les patients32. Notre enquête indique que 80 % des établissements possèdent un processus pour déterminer la pertinence des examens d’imagerie. De la même façon, des systèmes de contrôle et de gestion de la dose et l’enregistrement de la dose de radiation reçue par le patient par examen sont grandement utilisés pour les appareils de TDM, de TEP-TDM et de TEMP-TDM. Une enquête pancanadienne réalisée par l’ACMTS portant sur la connaissance et la mise en œuvre des 10 priorités de l’Appel de Bonn33 sur la radioprotection a révélé un engagement dans l’amélioration de la radiosécurité, la plupart des répondants déclarant au moins une mise en œuvre partielle (avec une intention de se diriger vers une mise en œuvre élargie) dans leur établissement et dans la pratique clinique au Canada34.

Les données canadiennes comparées aux données internationales

Selon l’OCDE, lorsque comparé aux autres pays de différents niveaux de développement dans le monde, le Canada apparait dans le tiers inférieur des pays relativement au nombre d’appareils de TDM par habitant déclarées à l’OCDE, légèrement en dessous du rang qu’il occupait en 2015. Le Canada se situe environ au centre de l’échelle en ce qui concerne les appareils d’IRM. Le Canada figure au-dessus de la barre de 50 % pour le nombre d’examens de TDM par habitant et au-dessous de la barre de 50 % pour le nombre d’examens d’IRM.

Notre évaluation du nombre d’examens est fondée sur les données fournies par les valideurs, données qui comprennent uniquement les établissements financés par l’état, ce qui pourrait conduire à une sous-évaluation du nombre pour les provinces et les territoires où l’on retrouve des établissements privés.

Aucune donnée de l’OCDE n’était diffusée publiquement sur les autres modalités faisant l’objet de ce rapport, donc la position du Canada par rapport aux autres pays n’est pas établie entièrement pour ces modalités. Il serait intéressant dans l’avenir de comparer l’adhésion du Canada envers les technologies émergentes (par exemple la TEP-IRM) avec les autres pays, surtout dans la mesure où l’adhésion et l’usage clinique sont en hausse.

Forces

Les données recueillies pour ce rapport font partie d’une enquête régulière portant sur les appareils d’imagerie médicale au Canada dont les premières données ont été diffusées en 200111. Aussi, cette enquête répond à un besoin qui est particulièrement présent dans le contexte actuel de la multiplication des technologies d’imagerie médicale et émergentes et de leurs applications cliniques.

Les données ont été compilées par l’entremise de plusieurs éditions de l’enquête, complétées par des informations relatives aux installations transmises par les trois principaux fournisseurs d’appareils d’imagerie médicale au Canada. Des efforts substantiels ont été déployés afin d’obtenir des données de haute qualité des valideurs des provinces et territoires. Par ces efforts, nous croyons avoir réussi à dresser un portrait fidèle de l’imagerie médicale au Canada. Cette version de l’enquête comprend aussi des données sur les caractéristiques techniques et l’âge des appareils d’imagerie au Canada, ainsi que les tendances au fil du temps, ce qui permet un meilleur aperçu des associations avec les modes d’utilisation, non seulement par modalité, mais aussi par type spécifique de modalité.

Limites

Choix des modalités d’imagerie

Pour des raisons de faisabilité, cette édition de l’enquête a été restreinte à six modalités spécialisées d’imagerie, et elle omet les autres qui sont plus fréquentes et répandues (par exemple, les radiographies et les échographies), ou d’autres qui étaient incluses dans les premières éditions de l’enquête (gamma-caméras en mode planaire, angiographie et ostéodensitométrie). Cette approche cause une distorsion de la répartition vers les centres urbains, et ne témoigne pas des autres options d’imagerie qui sont disponibles en dehors de ces régions, particulièrement dans les régions éloignées et les zones rurales, là où les patients doivent voyager où être transférés sur d’importantes distances importantes pour avoir accès à l’imagerie. De surcroit, ces exclusions pourraient limiter la compréhension des relations entre les modalités au sein du système de santé (par exemple, dans les parcours qui comprennent plusieurs modalités), et pourraient limiter la prise en compte de l’affectation de fonds pour l’imagerie diagnostique sur l’ensemble des modalités. Nous examinerons l’inclusion de modalités supplémentaires lors des prochaines éditions de l’enquête selon les besoins et l’évolution des technologies, et nous considèrerons la possibilité de réaliser une enquête délimitée par la géographie (c’est-à-dire portant principalement sur les régions éloignées) plutôt que par modalité.

Financement privé comparativement au financement public

Puisque la participation à l’enquête n’était pas obligatoire et qu’une liste à jour et complète des établissements utilisant de l’équipement d’imagerie médicale au Canada n’était pas disponible, nous ne pouvons assurer que tous les établissements ont été contactés ni que tous les établissements ont été représentés. Notamment, on remarque une différence importante dans le nombre de réponses entre les établissements publics et privés, plus de réponses étant données par les établissements publics. Les établissements publics étaient aussi plus facilement identifiables que les établissements privés, puisque leurs données tendent à être tenues à de multiples niveaux administratifs. Ce ne sont pas toutes les provinces qui possèdent un répertoire des établissements privés d’imagerie médicale. Cela pourrait aussi conduire à une sous-évaluation du nombre d’appareils et du nombre total d’examens, particulièrement dans les provinces et territoires où les établissements privés d’imagerie médicale contribuent à l’utilisation totale.

Portée variable en fonction de l’appareil

La qualité et l’exhaustivité des données recueillies semblent être relativement élevées pour la TDM et l’IRM comparativement aux autres modalités. Chacune de ces modalités est bien établie et utilisée depuis longtemps. Pour la TEMP et la TEMP-TDM, les données sont plus variables; par exemple, une province (l’Ontario) a déclaré des nombres combinés pour la TEMP et la TEMP-TDM, et plusieurs provinces ont déclaré des données combinées pour les examens de TEMP et TEMP-TDM, ou ont déclaré un nombre global pour l’ensemble des examens de médecine nucléaire. Il est possible que, pour les établissements qui possèdent un service d’imagerie médicale et un service de médecine nucléaire, nous n’ayons pas réussi à établir le portrait. Avec plusieurs itérations de l’enquête, nous nous attendons à étendre notre liste de contacts et parvenir à obtenir des renseignements plus précis.

Fiabilité

La précision des données présentées dans ce rapport repose sur la connaissance personnelle des personnes-ressources du contexte propre à leur établissement de santé. Le niveau de compréhension et de précision des estimations peut varier substantiellement et contribuer à la variabilité de la qualité et de l’exhaustivité des données déclarées. Les biais de mémoire ne peuvent être évités puisque nous avons été incapables d’évaluer si toutes les informations étaient visuellement vérifiées et fondées sur des données réelles, ou si les réponses aux questions étaient fournies de mémoire. De plus, la fatigue des répondants peut avoir influencé certaines réponses à des questions difficiles, comme celles concernant le nombre d’examens, ou le nombre d’heures d’utilisation, dans les établissements où aucune donnée réelle n’était enregistrée.

Les données de l’industrie ont été fournies sous la forme d’extraits de documents techniques et ne comprennent pas seulement les installations originales, mais aussi les mises à jour, ces dernières étant parfois difficiles à distinguer des premières. Les entrées comprenaient des abréviations et une nomenclature spécifique à l’industrie qui a dû être interprétée par les chercheurs qui entraient les données, ce qui donne lieu à de possibles erreurs d’interprétation, particulièrement en ce qui concerne la confusion entre une mise à jour et une nouvelle installation. Globalement, ces éléments n’influenceraient pas le nombre d’appareils qui était fourni par les valideurs, mais ils pourraient introduire des erreurs dans le sommaire des informations techniques et de l’âge, bien que l’on estime que cela a eu une influence mineure. Nous espérons explorer l’impact de la mise à jour des appareils dans les prochaines éditions.

Manque de constance dans les sources de données

Les données intégrées à l’enquête avant l’ouverture pour recevoir les nouvelles réponses étaient dérivées de plusieurs sources : les spécifications techniques provenaient de l’ensemble de données de l’ICIM 2012, les réponses concernant les établissements et les éléments techniques provenaient de l’enquête de l’ICIM 2015 et les spécifications techniques étaient fournies par des personnes-ressources de l’industrie. Plusieurs cycles de réconciliation des données ont été nécessaires pour assembler l’ensemble de données et retirer les doublons. Le nom des établissements a nécessité une normalisation afin d’établir les variations dans les noms et repérer les changements de noms et les restructurations. Les appareils devaient être associés avec les ensembles de données en utilisant les données disponibles afin d’éviter les doublons, en tenant compte des abréviations et de la terminologie propre à l’industrie. Les dates étaient rapportées de façon variable selon l’année de l’installation ou la première année de fonctionnement, et elles variaient souvent d’un ensemble de données à l’autre, conduisant à une incertitude d’une à deux années dans l’âge des appareils individuels, et possiblement une incertitude correspondante pour les moyennes (dépendant si toutes les erreurs allaient dans le même sens).

Les établissements variaient leur façon de nommer certains appareils comme étant des TEMP ou des TEMP-TDM. Les données d’examens de TEMP et de TEMP-TDM étaient particulièrement variables, avec un nombre combiné d’examens de TEMP et de TEMP-TDM pour quatre provinces, ce qui rendait impossible le calcul du nombre d’examens par modalité unique, en plus de l’intégration des modalités de médecine nucléaire dans les totaux pour deux provinces, ce qui faisait gonfler les résultats, et de déclarations incomplètes d’informations pour une province.

Effet des réponses incomplètes, des suppositions et des imputations

Les données techniques pour les appareils individuels ont été recueillies par l’ICIS pour les appareils installés avant 2012, et par l’ACMTS pour les appareils installés après 2012. Cette compilation comprenait des appareils plus âgés qui n’avaient pas été déclarés comme mises hors service. Les établissements se sont vus demander de déclarer si les appareils individuels avaient été mis hors services, mais, puisque ce ne sont pas tous les établissements qui ont examiné et mis à jour leurs données, ce ne sont pas tous les appareils mis hors services qui ont été compilés comme tels. Lorsque les chiffres étaient réconciliés avec les données des valideurs, on présumait que le plus vieux surplus d’appareils de chaque modalité avait été mis hors service par chacun des établissements. Si cette supposition était incorrecte, cela affecterait le sommaire de l’âge des appareils et leurs spécifications techniques.

Les données d’utilisation (c’est-à-dire le nombre d’heures par jour et par semaine) n’ont pas été mises à jour pour tous les établissements. La supposition était faite que les données d’utilisation étaient peu susceptibles d’avoir changé pour la plupart des établissements, et le nombre d’heures par jour, d’heures par semaine et le type d’utilisation ont été rapportés de l’enquête de 2015 lorsque les données n’étaient pas disponibles pour 2017. Les données des nouvelles questions concernant l’utilisation par domaine étaient relativement rares, et nous ne savons pas si les établissements répondants étaient représentatifs de tous les établissements.  

Variable de l’interprétation des questions

Selon des comparaisons du nombre d’heures par semaine et par jour, il y avait des variations dans le calcul de la moyenne qui était réalisé soit sur l’ensemble des jours du calendrier, soit sur les jours de mise en fonction. Dans le premier cas, les heures de service seraient sous-estimées. La question cherchant à savoir si les modalités avaient fonctionné sur une base de 24 heures ne faisait pas la distinction entre la disponibilité planifiée et celle au besoin. La comparaison des données concernant le nombre d’heures par jour avec les données rapportant l’utilisation sur 24 heures, et la comparaison des données du nombre d’heures par semaine avec les données de fonctionnement la fin de semaine laissent croire que les établissements perçoivent différemment le concept de fonctionnement (certains établissements ont rapporté trop peu d’heures pour avoir eu un fonctionnement avec du personnel pendant 24 heures). C’est pourquoi le nombre total de la disponibilité potentielle et le nombre total des heures de fonctionnement peuvent être sous-estimés.

Orientations futures et prochaines étapes

Orientations futures de l’ICIM

Les prochaines questions à explorer relativement à la réalisation de l’inventaire sont entre autres :

  • De quelle façon devrions-nous refléter la mise à jour des logiciels des installations existantes, dont plusieurs répondants nous ont témoigné (dans la partie commentaires de l’enquête) et qui présente le potentiel de prolonger considérablement la durée de vie utile de l’équipement
  • De quelle façon pourrions-nous refléter l’impact de la mise à jour des logiciels sur l’actualisation des appareils d’imagerie?
  • De quelle façon pourrions-nous refléter l’impact éventuel de l’intelligence artificielle/de l’apprentissage machine/de la compréhension approfondie en ce qui concerne l’utilisation des équipements en place et des exigences pour des équipements complémentaires?
  • De quelle façon devrions-nous étendre la représentation de la disponibilité et de l’utilisation des établissements privés, qui contribuent dans certaines provinces et certains territoires à l’ensemble de l’utilisation de l’imagerie médicale?
  • De quelle façon devrions-nous déterminer si le profil d’âge des appareils actuels est adéquat par rapport à leur taux d’utilisation, puisque les données disponibles ne permettent pas de catégoriser le taux d’utilisation et de le comparer à l’âge, comme le propose l’ACR?
  • De quelle façon devrions-nous refléter l’installation d’appareils usagés?

Questions concernant les politiques, la recherche et les pratiques cliniques qui ont émergé

D’autres enjeux ont été soulevés par les avancées en imagerie diagnostique, par l’évaluation des technologies de la santé et par le contexte actuel de l’imagerie médicale au Canada :

  • De quelle façon la surveillance des appareils tout au long de leur cycle de vie favorise-t-elle la planification du remplacement du matériel, tout au long du cycle de vie?
  • L’inventaire de l’équipement pourrait aider à la planification de la mise en œuvre d’autres traitements qui dépendent de l’imagerie (par exemple, la protonthérapie nécessite des appareils de TDM, d’IRM et de TEP-TDM, et l’inventaire peut déterminer à quel endroit ces appareils sont déjà en place).
  • De quelle façon le système de santé peut-il améliorer l’accès à l’imagerie pour les patients situés en régions éloignées et en zones rurales?
  • De quelle façon la pratique dans les régions éloignées et les zones rurales peut-elle s’adapter au manque d’accès rapide à l’imagerie médicale spécialisée?
  • Quel est le rapport cout-efficacité des technologies d’imagerie médicale (en tenant compte des temps d’attente, des parcours cliniques et de l’utilité clinique)?
  • Quel est le cadre règlementaire en place pour soutenir les partenariats privé-public, tout particulièrement en ce qui concerne l’admissibilité à l’imagerie en contexte privé (par exemple la longueur des listes d’attente) et la proportion du financement public fourni?
  • De quelle façon la règlementation concernant l’imagerie diagnostique diffère-t-elle d’une province et d’un territoire à l’autre, et est-ce que cette différence influence la façon dont les dispositifs sont répartis et utilisés?

Conclusions et répercussions des résultats

Ce rapport présente des données sur le nombre d’appareils de six modalités d’imagerie médicale, sur leur répartition, sur leur volume d’utilisation ainsi que sur le type d’usage qui en est fait au Canada, grâce à un processus exhaustif d’enquête et de collecte de données, en se fondant sur les éditions précédentes de l’enquête menée par l’ACMTS et d’autres organismes35‑37. Ce rapport traite également des changements qui s’opèrent dans le temps, de l’âge des appareils, des caractéristiques techniques et du statut occupé par le Canada par rapport à d’autres pays.

Les résultats de l’enquête fournissent un éclairage sur le contexte actuel de l’imagerie médicale au Canada. Ils soulèvent des questions pertinentes liées à la façon dont l’imagerie médicale est surveillée et règlementée, et la façon dont on en fait un usage optimal. Aussi, ces résultats font émerger des réflexions concernant l’organisation des structures de financement, les pratiques présentant le meilleur rapport cout-efficacité ainsi que l’accessibilité équitable, tout particulièrement en zones rurales et en régions éloignées. Dans l’ensemble, les résultats de ce rapport pourraient aider les décideurs à repérer les lacunes dans les services; éclairer la planification stratégique en matière d’imagerie médicale sur le plan national, provincial ou territorial et aider à prévoir la croissance anticipée et les besoins de remplacement. L’ACMTS envisage l’approfondissement de certains de ces enjeux par l’entremise de futurs travaux de synthèse des connaissances.

La cueillette des données de la prochaine édition de l’enquête se déroulera à l’été et à l’automne 2019, et la mise à jour sera publiée en 2020.

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ANNEXES

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