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La dose d'acide acétylsalicylique dans la bithérapie antiplaquettaire : efficacité clinique et effets néfastes

Dernière mise à jour : 14 mars 2017
Numéro de projet : RC0875-000 - RD0037-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quels sont l’effet bénéfique et les effets néfastes comparatifs de diverses doses d’acide acétylsalicylique dans le cadre de la bithérapie antiplaquettaire subséquente à l’intervention coronarienne percutanée?

Messages clés

Les preuves sur la dose d’aspirine dans le cadre de la bithérapie antiplaquettaire sont peu abondantes; néanmoins, un vaste essai clinique comparatif, randomisé et rigoureux s’emploie justement à répondre à cette question. Cet essai clinique international ne constate pas de différence entre la dose élevée (300 325 mg par jour) et la dose basse (75 100 mg par jour) d’aspirine dans la bithérapie antiplaquettaire avec le clopidogrel sur les plans du décès d’origine cardiovasculaire, de l’infarctus du myocarde, de l’accident vasculaire cérébral (AVC), de la thrombose sur endoprothèse ou de saignement majeur. Au cours du suivi de trois mois, on a noté une hausse statistiquement significative de l’ischémie récurrente chez les patients prenant l’aspirine à dose basse dans le cadre de la bithérapie antiplaquettaire. Une étude observationnelle rétrospective ne détecte pas de différence statistiquement significative entre la dose élevée (325 mg par jour) et la dose basse (81 mg par jour) d’aspirine dans la bithérapie antiplaquettaire pour ce qui est des décès d’origine cardiovasculaire, de l’infarctus du myocarde, de l’AVC ou du saignement majeur. Les deux études observent une augmentation significative des épisodes de saignement bénin chez les patients recevant l’aspirine à la dose élevée à la suite de l’intervention coronarienne percutanée. Une troisième étude, marquée d’importantes limites méthodologiques, concorde avec le vaste essai clinique comparatif randomisé en ce sens qu’elle ne constate pas de différence statistiquement significative entre la dose modérée/élevée (162 325 mg par jour) et la dose basse (81 mg par jour) d’aspirine dans le cadre de la bithérapie antiplaquettaire sous l’angle de la thrombose sur endoprothèse. Les preuves présentées dans le rapport sont unanimes à dire que l’aspirine à dose basse dans le cadre de la bithérapie antiplaquettaire n’augmente pas l’incidence des décès d’origine cardiovasculaire, de l’infarctus du myocarde, de l’AVC ou de la thrombose sur endoprothèse; toutefois, l’aspirine à dose élevée augmente la fréquence des complications hémorragiques sans procurer d’avantage clair.