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La prophylaxie oculaire à la naissance : efficacité clinique et lignes directrices

Dernière mise à jour : 3 mai 2016
Numéro de projet : RC0775-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Appareils et systèmes
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de l’érythromycine dans la prophylaxie oculaire néonatale?
  2. Quelles sont les lignes directrices fondées sur des preuves au sujet de la prophylaxie oculaire à la naissance?
  3. Quelles sont les lignes directrices fondées sur des preuves au sujet du dépistage de la gonorrhée et de la chlamydia chez la femme enceinte?

Messages clés

Selon les résultats d’une revue systématique de preuves de faible qualité, il n’y a pas d’avantage statistiquement significatif à utiliser l’érythromycine de préférence à d’autres médicaments prophylactiques dans la prévention de la conjonctive néonatale à Neisseria gonorrhoeae, mais l’érythromycine peut être plus efficace que le nitrate d’argent dans la prévention de la conjonctivite néonatale à Chlamydia. Les preuves au sujet de la comparaison entre l’érythromycine en prophylaxie et l’abstention thérapeutique sont rares. Les trois ensembles de lignes directrices répertoriés, fondées sur des preuves, ne s’entendent pas dans leurs recommandations; deux d’entre eux préconisent la prophylaxie oculaire systématique à la naissance, alors que l’autre ne recommande pas la prophylaxie oculaire chez les nouveau-nés qui ne présentent pas de risque accru ou de signes d’infection. Cinq ensembles de lignes directrices fondées sur des preuves renferment des recommandations sur le dépistage de la gonorrhée et de la chlamydia chez les femmes enceintes. L’un des ensembles est contre le dépistage systématique, trois ensembles de lignes directrices recommandent le dépistage chez les femmes à risque élevé d’infection ou de la tranche d’âge où la prévalence est élevée, alors qu’un ensemble de lignes directrices propose le dépistage de la gonorrhée chez toute personne asymptomatique par un test d’amplification des acides nucléiques, mais ne dit rien du moment ou de la fréquence du dépistage. Il est difficile de prêter foi aux constatations et aux recommandations en raison de la quantité et de la qualité limitées des preuves examinées dans la seule revue systématique sur le sujet et à l’appui des lignes directrices sur la prophylaxie oculaire néonatale et le dépistage maternel de la gonorrhée et de la chlamydia.