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La thérapie cognitive comportementale dans la prise en charge de la douleur chronique non cancéreuse : efficacité clinique

Dernière mise à jour : 16 septembre 2019
Numéro de projet : RC1181-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Intervention non pharmacologique en santé mentale
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de la thérapie cognitive comportementale dans le traitement de la douleur chronique non cancéreuse?

Messages clés

Cinq revues systématiques, dont quatre revues Cochrane, font l’objet du présent examen rapide. Selon AMSTAR, outil d’évaluation de la qualité des revues systématiques, quatre des cinq revues retenues comportent une lacune d’ordre méthodologique. L’efficacité clinique de la thérapie cognitive comportementale est évaluée auprès de plusieurs groupes. Par comparaison avec des personnes en liste d’attente, avec l’absence de traitement ou avec les soins usuels, la thérapie cognitive comportementale est associée à une réduction de la douleur ou de la fréquence des épisodes douloureux chez des enfants aux prises avec des céphalées chroniques, des patients atteints de lombalgie chronique, des patients atteints de cervicalgie chronique et de blessés médullaires éprouvant des douleurs chroniques. De plus, chez des enfants aux prises avec des céphalées chroniques, elle atténue l’incapacité physique et chez des patients atteints de cervicalgie chronique, elle diminue l’incapacité, améliore la qualité de vie ou atténue la kinésiophobie. Cependant, par comparaison avec le groupe témoin, il n’y a pas de réduction significative de la douleur chez les enfants aux prises avec des céphalées chroniques dans les essais cliniques de petite taille (moins de 20 patients par groupe), ni chez les blessés médullaires trois mois après l’intervention. Même s’il porte sur plusieurs revues systématiques, le présent examen a des limites qui relèvent du petit nombre d’études primaires pertinentes retenues par ces revues systématiques, de la brièveté du suivi et de l’imprécision de la définition de la douleur chronique ou de la thérapie cognitive comportementale dans certaines études. Des études futures sur la thérapie cognitive comportementale au Canada seront utiles pour dissiper l’incertitude quant à son efficacité clinique.