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La thérapie comportementale dialectique dans le traitement de la maladie mentale chez l'adulte : efficacité clinique et lignes directrices

Dernière mise à jour : 20 octobre 2017
Numéro de projet : RC0937-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Appareils et systèmes
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de la thérapie comportementale dialectique dans le traitement de la maladie mentale chez l’adulte?
  2. Que disent les lignes directrices fondées sur des données probantes au sujet de la thérapie comportementale dialectique dans le traitement de la maladie mentale chez l’adulte?

Messages clés

Un essai clinique comparatif randomisé (ECR)2, dont les participants sont des vétérans, ne décèle pas de différence statistiquement significative entre la thérapie comportementale dialectique (TCD) et le traitement usuel quant à la diminution des tentatives de suicide, des idées suicidaires et de l’hospitalisation. Quatre ECR1,3-5 ne constatent pas de différence statistiquement significative entre la TCD ou des interventions relevant de la TCD et divers comparateurs pour ce qui est de l’atténuation des symptômes de dysrégulation émotionnelle3, de trouble bipolaire5 ou du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité4 ni sur les plans de la conscience ou de la pleine conscience1, de la fonction exécutive4 ou de la qualité de vie4 chez des adultes atteints d’une maladie mentale. En général, la TCD ou des interventions relevant de la TCD ne sont pas statistiquement supérieures aux comparateurs pour ce qui est d’atténuer les symptômes de la dépression ou l’anxiété. Toutefois, dans un ECR1, la notation des cliniciens selon l’échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton (HDRS) indique une atténuation des symptômes dépressifs significativement plus grande avec la TCD qu’avec la psychoéducation (p = 0,048) tandis que, selon la notation des patients à l’inventaire Beck des symptômes de dépression (BDI-II), il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes. Les résultats d’un ECR5 font ressortir une réduction de la gravité de l’anxiété statistiquement plus grande dans le groupe de la TCD que dans le groupe témoin en liste d’attente. D’après les résultats d’un ECR6, englobant ceux d’une analyse secondaire rétrospective7 d’un sous-groupe de la population de l’ECR, le traitement, en établissement par la TCD, de femmes présentant un état de stress posttraumatique (ESPT) lié à de la violence sexuelle pendant l’enfance amène une atténuation significative des symptômes de l’ESPT et des émotions reliées au traumatisme et favorise l’acceptation des faits au sujet du traumatisme et sous des aspects psychosociaux. Compte tenu des limites que comportent les ECR1-5 retenus dans le cadre du présent examen, ce sont des études rigoureuses et solides qui viendront confirmer l’efficacité de la TCD ou des interventions relevant de la TCD dans le traitement de la maladie mentale chez l’adulte.À la recherche documentaire, nous n’avons pas repéré de lignes directrices fondées sur des données probantes renfermant des recommandations précises sur la TCD dans le traitement de la maladie mentale.