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L’aripiprazole dans le traitement du trouble bipolaire : efficacité clinique, rentabilité et lignes directrices

Dernière mise à jour : 25 mai 2016
Numéro de projet : RC0780-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de l’aripiprazole, seul ou associé à d’autres médicaments, dans le traitement du trouble bipolaire?
  2. Quelle est la rentabilité de l’aripiprazole, seul ou associé à d’autres médicaments, dans le traitement du trouble bipolaire?
  3. Quelles sont les lignes directrices fondées sur des preuves quant à l’aripiprazole, seul ou associé à d’autres médicaments, dans le traitement du trouble bipolaire?

Messages clés

L’aripiprazole est en général plus efficace que le placébo et tout aussi efficace que les médicaments classiques dans le traitement du trouble bipolaire, tant dans la phase aigüe que dans la phase de stabilisation, chez l’adulte comme chez l’enfant ou l’adolescent. Sur le plan de l’innocuité au cours des deux phases du trouble, rien ne le distingue des autres médicaments en général, si ce n’est le risque accru d’apparition de symptômes d’activation neurovégétative durant la phase maniaque, alors que ce risque est du même ordre qu’avec les autres médicaments durant la phase de stabilisation. Par comparaison avec le placébo, le risque de somnolence, d’akathisie et de symptômes extrapyramidaux est plus grand avec l’aripiprazole, mais le risque d’apparition de symptômes d’activation est le même pour les deux. Quant à l’hyperprolactinémie, le risque n’est pas plus élevé avec l’aripiprazole qu’avec le placébo, mais il est moindre qu’avec les médicaments classiques pendant la phase de stabilisation. Le traitement par l’aripiprazole est celui dont les couts médicaux de toute origine sont les plus bas comparativement à l’olanzapine, la quétiapine, la rispéridone et la ziprasidone. Le traitement des incidents indésirables coute moins cher pour l’aripiprazole que pour l’olanzapine. L’aripiprazole en monothérapie ou associé à d’autres médicaments est recommandé dans le traitement médicamenteux de première intention de l’épisode de manie aigüe ou dans le traitement d’entretien d’un épisode maniaque ou mixte (manie et dépression) récent, mais pas dans le traitement de la dépression aigüe qui accompagne le trouble bipolaire. L’aripiprazole est considéré comme étant modérément sûr chez la femme qui allaite, mais l’on ne peut exclure ses risques pendant la grossesse.