Begin main content

Le linézolide dans le traitement d'infections : efficacité clinique et rapport cout/efficacité

Dernière mise à jour : 25 octobre 2017
Numéro de projet : RD0041-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d’une évaluation critique, examinée par des pairs
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique comparative du linézolide et de la vancomycine ou de la daptomycine dans le traitement d’une bactériémie, d’une infection osseuse ou articulaire, d’une infection de la peau et des tissus mous ou d’une pneumonie due à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)?
  2. Quelle est l’efficacité clinique comparative du linézolide et de la daptomycine dans le traitement d’une bactériémie, d’une infection osseuse ou articulaire, d’une endocardite infectieuse, d’une infection intraabdominale ou d’une infection de la peau et des tissus mous due à un entérocoque résistant à la vancomycine (ERV)?
  3. Quel est le rapport cout/efficacité du linézolide intraveineux ou oral comparativement à la daptomycine dans le traitement d’une infection due à SARM ou d’une infection due à un ERV?
  4. Quelle est l’efficacité clinique comparative du linézolide oral et du linézolide intraveineux dans le traitement d’une infection?
  5. Quel est le rapport cout/efficacité comparatif du linézolide oral et du linézolide intraveineux dans le traitement d’une infection?

Messages clés

D’après les données probantes, dans le traitement d’une bactériémie due à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), les résultats cliniques sont comparables qu’il s’agisse de linézolide, de daptomycine ou de vancomycine. Pour ce qui est des infections de la peau et des tissus mous causées par SARM, les données probantes penchent pour le linézolide, sans doute en raison de la posologie sous-optimale de la vancomycine. Quant à la pneumonie due à SARM, les résultats mentionnés dans les publications sont divergents : certains sont favorables au traitement par le linézolide, alors que d’autres indiquent une absence de différence statistiquement significative entre le linézolide et la vancomycine. Dans le cas d’une bactériémie due à un entérocoque résistant à la vancomycine (ERV), il n’y a pas de différence entre le linézolide et la daptomycine à dose élevée du point de vue des résultats cliniques, selon les données probantes. Une étude rétrospective constate que les résultats sont les mêmes que les patients passent du linézolide intraveineux au linézolide oral ou poursuivent le traitement par le linézolide intraveineux. En général, l’efficacité clinique du linézolide dans le traitement d’une infection due à SARM comparativement à la vancomycine ou à la daptomycine ou dans le traitement d’une infection due à un ERV comparativement à la daptomycine demeure incertaine en raison de la disparité des constatations des études et de l’absence d’essais cliniques comparatifs de grande qualité.Nous n’avons pas cerné de données probantes pertinentes sur l’efficacité clinique du linézolide oral ou intraveineux dans le traitement des infections osseuses ou articulaires dues à SARM. Nous n’avons pas relevé non plus de données probantes évaluant l’efficacité clinique du linézolide oral ou intraveineux dans le traitement d’infections osseuses ou articulaires, d’infections de la peau et des tissus mous, d’une endocardite infectieuse ou d’infections intraabdominales dues à un ERV. Enfin, nous n’avons pas relevé de données probantes sur le rapport cout/efficacité du linézolide oral ou intraveineux dans le traitement d’infections dues à SARM ou à un ERV comparativement à la daptomycine, ni sur le rapport cout/efficacité du linézolide oral par comparaison avec le linézolide intraveineux.