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L'exercice physique dans la prise en charge de la gonarthrose : efficacité clinique

Dernière mise à jour : 28 août 2017
Numéro de projet : RC0901-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Appareils et systèmes
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de l’exercice physique dans la prise en charge de la gonarthrose?

Messages clés

Les preuves issues des 18 revues systématiques répertoriées illustrent, à quelques exceptions près, l’efficacité clinique de l’exercice physique dans la prise en charge de la gonarthrose comparativement à l’absence d’interventions, au placébo ou à des interventions minimales. L’exercice physique est dans bien des cas à l’origine d’une amélioration statistiquement significative sur les plans de la douleur, de l’état physique fonctionnel, de la performance physique et de la raideur, quoique les preuves ne soient pas toujours unanimes. Une métaanalyse, qui procède à une comparaison indirecte entre l’exercice physique et le traitement de la douleur par opioïde dans la prise en charge de la gonarthrose, conclut à une efficacité clinique comparable. Méthodologiquement, les revues systématiques ont peu de choses à se reprocher et le corpus de données probantes étudié provient d’essais cliniques comparatifs randomisés de grande qualité. Existe cependant dans le corpus de preuves examiné ici un risque de biais de mesure et de biais de sélection qui teinte d’incertitude les conclusions du rapport. De plus, il est difficile de se prononcer quant à l’approche optimale pour ce qui est de l’exercice physique en raison de la variété des interventions, des durées de suivi et de la fréquence ou de la durée de l’exercice physique. Les revues systématiques mentionnent en outre la limite tenant à l’insuffisance du compte rendu des incidents indésirables. L’une des revues systématiques a cerné des preuves selon lesquelles d’une part l’incident indésirable le plus fréquent est la chute et, d’autre part, l’exercice physique n’est pas associé à une accélération de l’évolution de la gonarthrose.