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L'imiquimod dans le traitement de la kératose actinique : efficacité clinique et rapport cout/efficacité

Dernière mise à jour : 15 septembre 2017
Numéro de projet : RC0929-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Médicaments
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique de l’imiquimod dans le traitement de la kératose actinique?
  2. Quel est le rapport cout/efficacité de l’imiquimod dans le traitement de la kératose actinique?

Messages clés

Les trois revues systématiques retenues démontrent que, dans le traitement de la kératose actinique, l’imiquimod est plus efficace que le placébo pour ce qui est de l’éradication des lésions.Peu d’études primaires comparent l’imiquimod à d’autres traitements de référence de la kératose actinique, d’où la difficulté à se prononcer sur cette question. Deux métaanalyses en réseau qui classent les traitements selon leur efficacité clinique évaluée en fonction de la disparition complète des lésions en arrivent à des constatations divergentes. Une métaanalyse les classe ainsi, allant du plus efficace au moins efficace : fluorouracil, thérapie photodynamique à l’aide de l’acide aminolévulinique, imiquimod, mébutate d’ingénol, thérapie photodynamique à l’aide de l’aminolévulinate de méthyle, cryothérapie, diclofénac et placébo. Le classement de l’autre métaanalyse en réseau va comme suit : thérapie photodynamique à l’aide de l’acide aminolévulinique, imiquimod (5 %, quatre semaines), fluorouracil (0,5 %), suivis des autres traitements.Selon le cout différentiel de l’année de vie ajustée en fonction de la qualité (AVAQ) dans la comparaison entre l’imiquimod et la cryothérapie, le premier domine (moins couteux et plus efficace). En vertu d’un seuil de disposition à payer de 30 000 £/AVAQ, la thérapie photodynamique à l’aide de l’aminolévulinate de méthyle et le mébutate d’ingénol sont vus comme des options rentables comparativement à l’imiquimod, tandis que le diclofénac ne serait pas considéré comme étant rentable par rapport à l’imiquimod.L’on doit interpréter les résultats en tenant compte des limites (principalement l’hétérogénéité des études en ce qui a trait à la population, aux modalités thérapeutiques, à la durée du suivi et au recours à des comparaisons indirectes entre des traitements de référence pour cause de rareté des études comparatives directes).