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Un comité d’experts de l’ACMTS recommande la dialyse à domicile pour les patients atteints d’insuffisance rénale terminale

Publié le : 8 novembre 2017
Type de résultat : Nouvelles

Ottawa, le 8 novembre 2017 — Pour les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, la dialyse à domicile devrait être considérée comme une solution de rechange aux rendez-vous fréquents dans un centre de dialyse, selon de nouvelles preuves et des recommandations d’experts de l’ACMTS.

« Les preuves nous disent que la dialyse en clinique ou la dialyse à domicile donnent les mêmes résultats et bénéfices pour les patients », nous dit Dr Brian O’Rourke, PDG de l’ACMTS. « En plus de donner aux patients et aux aidants plus d’options de traitement et de permettre au système de santé d’économiser, ce travail de recherche nous indique que nous devrions envisager des moyens de mettre en œuvre la dialyse à domicile plus efficacement. »

Les recommandations de l’ACMTS font partie d’une analyse exhaustive entreprise par l’organisation afin d’examiner l’utilisation appropriée des modalités de dialyse dans le traitement de l’insuffisance rénale terminale et de mettre en lumière les facteurs qui ont une incidence sur la mise en place de programmes de dialyse au Canada. Le 9 novembre, l’ACMTS est l’hôte d’un évènement d’envergure nationale visant à partager ses recommandations et discuter des façons de transposer les preuves dans la pratique.

Les éléments clés du rapport de l’ACMTS comprennent :

  • Observations cliniques — Globalement, le traitement par dialyse à domicile est tout aussi bénéfique que le traitement en milieu clinique, que ce soit à l’hôpital ou dans un centre de dialyse dans la communauté. Le rapport n’a trouvé aucune différence systématique entre les résultats quant à la qualité de vie liée à la santé ou la survie des patients traités à domicile ou traités dans un centre de dialyse.
  • Observations économiques — Les données économiques démontrent que les traitements à domicile, que ce soit la dialyse péritonéale non-assistée ou les autres modalités d’hémodialyse, sont moins couteux pour les patients admissibles que l’hémodialyse en centre de dialyse. Du point de vue du système de santé, l’hémodialyse conventionnelle à domicile est la modalité de traitement la moins couteuse.
  • Point de vue des patients — Les gens vivant avec une maladie rénale tiennent à être informés quant à toutes les options de traitement disponibles; cependant, la préférence d’un patient pour l’un ou l’autre des traitements peut varier selon les circonstances individuelles.
  • Enjeux de mise en œuvre — Selon les différents niveaux de prise de décisions (patients, aidants, professionnels de la santé, décideurs de politiques et gestionnaires), il existe des lacunes dans les connaissances. Des possibilités d’obtenir de la formation,

tout en partageant les stratégies locales ayant du succès, pourraient soutenir la mise en œuvre de plus de programmes de dialyse à domicile, particulièrement là où il n’y en a pas encore.
« Nous savons que les patients et leurs aidants accordent beaucoup de valeur aux options de traitements qui les dérangent le moins dans leur quotidien, » nous dit Dr Manish Sood, néphrologue et scientifique associé à l’Hôpital d’Ottawa et professeur agrégée à l’Université d’Ottawa. Il est aussi professeur agrégé à l’Université d’Ottawa et a coécrit l’analyse clinique de l’ACMTS de laquelle il nous parlera lors de cet évènement. « Pour plusieurs patients, la dialyse à domicile est une option sécuritaire et préférable aux déplacements fréquents à l’hôpital, et je crois qu’avec ces recommandations de l’ACMTS fondées sur des données probantes, nous pourrons donner le coup d’envoi à une conversation nationale au sujet du rôle que la dialyse à domicile peut jouer au Canada. »

De son côté, Kirk Kelly vit avec la maladie rénale depuis plus de vingt ans et il a été l’un des premiers à adopter la dialyse à domicile. Il défend la cause des maladies rénales depuis de nombreuses années. Il viendra nous présenter la perspective des patients de long en large.

Selon Kirk Kelly, « la dialyse peut sauver des vies, mais aussi complètement changer une vie. Je suis heureux que l’ACMTS ait reconnu cette réalité et qu’elle ait pris en considération les besoins et les différents points de vue des patients lors de l’élaboration de ses recommandations. »

Cet évènement de l’ACMTS intitulé « La dialyse à domicile au Canada : utilisation des preuves dans la pratique » aura lieu à Ottawa et sera transmis en ligne en temps réel partout au Canada. Il n’y a pas de frais pour y assister, mais l’inscription est nécessaire. Voici les noms des conférenciers :

  • Dr Harindra Wijeysundera, vice-président, dispositifs médicaux et interventions cliniques, ACMTS;
  • Kirk Kelly, représentant des patients en néphrologie;
  • Dr Manish Sood, néphrologue et scientifique associé, Hôpital d’Ottawa; professeur agrégé, Université d’Ottawa;
  • Dre Alison Sinclair, agente de recherche clinique, ACMTS;
  • Eftyhia Helis, agente de mobilisation des connaissances, ACMTS.

Comment la dialyse fonctionne-t-elle?

Normalement, les reins filtrent le sang, permettant ainsi de supprimer les déchets nocifs et l’excès de liquide, et de transformer ces derniers en urine qui est transportée hors du corps. Lorsque les reins ne fonctionnent pas correctement, ils ne sont peut-être pas en mesure de filtrer le sang adéquatement et les déchets et le liquide peuvent s’accumuler jusqu’à atteindre des degrés nocifs.

L’hémodialyse (HD) est une procédure médicale au cours de laquelle le sang est dirigé vers un appareil de dialyse externe qui filtre les déchets et le liquide excédentaire du sang avant de le rediriger vers le réseau vasculaire du patient. Cette procédure peut être effectuée dans une clinique ou à domicile, soit avec ou sans l’aide d’un professionnel de la santé. Habituellement, les séances de traitement durent trois ou quatre heures et le traitement doit être répété plusieurs fois par semaine.

La dialyse péritonéale (DP) utilise la paroi de l’abdomen du patient et une solution appelée dialysat pour filtrer et de nettoyer le sang. Le dialysat absorbe des déchets et le liquide du sang, alors que le péritoine (paroi abdominale) agit comme un filtre. La DP peut être effectuée à domicile pendant le sommeil ou éveillé et avec ou sans l’assistance d’un professionnel de la santé. Un cathéter permanent doit être installé dans l’abdomen.

L’insuffisance rénale terminale au Canada :

En 2015, 36 251 Canadiens (ne comprend pas les données du Québec) étaient au stade terminal de l’insuffisance rénale (STIR); de ce nombre, 58,5 % recevaient un traitement de dialyse, sous une forme ou une autre. Les autres (41,5 %) avaient un greffon rénal fonctionnel.

  • Parmi les 21 214 patients en dialyse, plus des 3 quarts ont reçu des traitements d’hémodialyse à l’hôpital, l’option la plus couteuse.
  • En 2015, au total, 5 438 patients au STIR avaient commencé un traitement pour l’insuffisance rénale (dialyse ou transplantation).
  • Plus de la moitié (53 %) des patients au STIR qui avaient commencé un traitement pour l’insuffisance rénale étaient âgés de 65 ans et plus.
  • Selon les données les plus récentes, 44,8 % des patients en dialyse ont survécu au moins 5 ans.

Source : Statistiques annuelles sur les transplantations d’organes au Canada : Dialyse, transplantation et don d’organes, 2006 à 2015, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

ACMTS : Que nous disent les preuves?

Quand les preneurs de décision du domaine de la santé ont besoin de savoir ce que les preuves nous disent, ils le demandent à l’ACMTS. L’ACMTS est un organisme indépendant sans but lucratif dont le mandat est de fournir aux décideurs du système de santé canadien des preuves objectives leur permettant de prendre des décisions éclairées concernant l’usage optimal des médicaments et des dispositifs médicaux au sein de notre système de santé. L’ACMTS reçoit du financement des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, à l’exception du Québec (www.acmts.ca).

L’Hôpital d’Ottawa : Inspiré par la recherche. Guidé par la compassion.

L’Hôpital d’Ottawa est l’un des plus importants hôpitaux d’enseignement et de recherche au Canada. Il est doté de plus de 1 100 lits, d’un effectif de quelque 12 000 personnes et d’un budget annuel d’environ 1,2 milliard de dollars. L’enseignement et la recherche étant au cœur de nos activités, nous possédons les outils qui nous permettent d’innover et d’améliorer les soins aux patients. Affilié à l’Université d’Ottawa, l’Hôpital fournit sur plusieurs campus des soins spécialisés à la population de l’Est de l’Ontario. Cela dit, nos techniques de pointe et les fruits de nos recherches sont adoptés partout dans le monde. Notre vision consiste à améliorer la qualité des soins et nous mobilisons l’appui de toute la collectivité pour mieux y parvenir. Pour en savoir plus sur la recherche à L’Hôpital d’Ottawa, visitez www.irho.ca

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