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Traitement hospitalier ou traitement ambulatoire de la toxicomanie

Publié le : 7 novembre 2017
Numéro de projet : RC0938-000
Gamme de produits : Rapports d’examen rapide
Type de recherche : Appareils et systèmes
Type de rapport : Synthèse accompagnée d'une évaluation critique
Type de résultat : Rapports

Question

  1. Quelle est l’efficacité clinique du traitement en établissement et du traitement ambulatoire de la toxicomanie chez l’adulte?
  2. Que disent les lignes directrices fondées sur des données probantes au sujet du traitement en établissement et du traitement ambulatoire de la toxicomanie chez l’adulte?

Messages clés

S’il s’agit d’alcoolisme, les soins ambulatoires se traduisent par de meilleurs taux de désintoxication complète et d’abstinence que les soins prodigués lors d’un séjour en établissement de soins, alors que les taux d’incidents indésirables sont semblables dans les deux situations, selon quelques études au suivi bref (un à deux mois). Une étude au suivi plus long constate que les patients hospitalisés consomment moins d’alcool que les patients externes dans l’année suivant le début du traitement. Pour ce qui est des personnes ayant un grave problème d’alcoolisme, une étude conclut à un meilleur effet bénéfique initial des soins hospitaliers par rapport aux soins ambulatoires sur le plan de l’abstinence, mais l’avantage s’estompe avec le temps. Quant à la toxicomanie, une étude démontre que les patients hospitalisés sont plus susceptibles de se plier au traitement jusqu’à la fin que les patients externes. En raison du petit nombre d’études répertoriées et de leur hétérogénéité sous les aspects du devis et des résultats rapportés, la prudence s’impose dans l’interprétation des constats. Selon les lignes directrices fondées sur des données probantes du ministère de la Santé de la Colombie-Britannique au sujet de la toxicomanie aux opioïdes, la prise en charge du sevrage, le cas échéant, peut être offerte avec plus de sécurité dans un contexte de soins ambulatoires que dans un contexte d’hospitalisation pour la plupart des patients. Pour le patient qui souhaite éviter le traitement par agonistes opioïdes à long terme, la diminution progressive lente (durant plus d’un mois) sous supervision de l’agoniste opioïde en consultation externe ou dans le cadre d’un séjour en établissement est préférable à la diminution progressive rapide (moins d’une semaine) en établissement.

Mots-clés

dépendance, réadaptation, traitement de jour, soins de jour, accoutumance, assuétude, dépendance Établissements de soins ambulatoires; Hospitalisation; Mauvais usage des médicaments prescrits; Patients en consultation externe; Patients hospitalisés; Traitement résidentiel; Troubles liés à la cocaïne; Troubles liés à l'alcool; Troubles liés à une substance; Troubles liés aux amphétamines; Troubles liés aux opiacés